NEW YORK (Nations Unies), 16 avril (Xinhua) -- Le
Conseil de sécurité est réuni mercredi pour un débat public sur la
question de la paix et de la sécurité en Afrique, en présence du
secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, de chefs d'Etat et de
gouvernement, dont le président sud-africain Thabo Mbeki.
(Photo: Xinhua)
Au cours des 15 mois à la tête de l'ONU, M. Ban a
affirmé qu'il avait "consacré plus de temps aux questions africaines qu'à
aucun autre continent".
(Photo: Xinhua)
La séance se tenait aussi en présence du président
tanzanien Jakaya Kikwete, qui assume la présidence de l'Union africaine
(UA), ainsi que d'Alpha Oumar Konaré, président sortant de la
Commission de l'UA. Ce dernier sera remplacé par Jean Ping, du Gabon,
ancien président de l'Assemblée générale de l'ONU.
(Photo: Xinhua)
A cette occasion, Ban Ki-moon s'est félicité de
l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement au Kenya.
"Maintenant que les questions à court terme sur le
partage du pouvoir ont été réglées, j'appelle toutes les parties à
répondre aux questions à long-terme à l'origine de la crise", a-t-il
affirmé.
Il a aussi exprimé sa "profonde préoccupation face à
l'incertitude liée à la non-publication des résultats de l'élection
au Zimbabwe".
"Si une solution transparente n'est pas trouvée pour
sortir de cette impasse, la situation pourrait se détériorer", a prévenu
le Secrétaire général.
Selon lui, s'il y a un second tour des élections,
elles doivent être menées de façon transparente et équitable, en présence
d'observateurs internationaux.
Le secrétaire général de l'ONU a salué
l'approfondissement des relations entre l'UA et l'ONU, et a notamment
salué la réunion conjointe du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil
de paix et de sécurité de l'UA qui aura lieu jeudi.
Prenant la parole lors du débat, le président Mbeki
a rappelé les engagements de l'UA à résoudre les conflits africains, tout
en soulignant que "la disponibilité des ressources nécessaires et
prévisibles demeurent la plus importante contrainte qui limite la
capacité de l'Afrique" à aider à régler ses propres conflits.
"Le problème de financer les opérations régionales
de maintien de la paix est central pour définir et rationaliser les
relations" entre l'ONU et l'UA, a indiqué M. Mbeki.
Le président sud-africain a salué la proposition de
M. Ban sur l'établissement d'un panel UA-ONU composé de personnes
distinguées afin de considérer en profondeur les modalités sur les moyens
de financer et de soutenir par d'autres voies les opérations de
maintien de la paix entreprises par les organisations régionales.