CAP (Afrique du Sud), 16 avril (Xinhua) -- Les
progrès sont trop lents en matière d'interventions essentielles de santé
auprès des femmes et des enfants dans les pays où la mortalité
maternelle et infantile est particulièrement élevée, indique un rapport
présenté mercredi au Cap, en Afrique du Sud, par le "Compte à
rebours jusqu'en 2015", une initiative des agences de l'ONU, des
ONG, des universités et autres institutions qui vise à promouvoir
les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Le rapport a été présenté aux experts de la santé,
décideurs politiques et parlementaires réunis mercredi au Cap "afin de
répondre au besoin urgent d'accélérer l'avancée vers la réduction de
la mortalité maternelle, infantile et des nouveau-nés", selon un
communiqué de l'UNICEF publié au Cap.
Cette réunion précède une conférence de trois jours
qui débutera jeudi, également en Afrique du Sud, pour discuter des
résultats du rapport 2008 de "Compte à rebours jusqu'en 2015"
intitulé "Suivi des progrès dans le domaine de la survie de la mère,
du nouveau-né et de l'enfant".
Selon ce rapport, seulement quelques-uns des 68 pays
en développement qui comptent pour 97% des décès maternels et
infantiles dans le monde ont enregistré des progrès dans les soins de
santé essentiels prodigués pour sauver des vies.
Plus de 10 millions de femmes et d'enfants meurent
chaque année de causes qui pourraient être facilement évitées et traitées,
dans la majorité des cas en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud.
Dans le but d'atteindre les OMD, le "Compte à
rebours jusqu'en 2015" a identifié des opportunités qui permettraient de
sauver des vies, dont la planification familiale, les soins spécialisées
lors de la naissance, les traitements médicaux donnés aux enfants
malades et la nutrition.
Malgré l'augmentation considérable de
l'aide publique au développement (+64% de 2003 à 2006), le secteur de la
santé maternelle et infantile reste largement sous-financé, et
ne représente que 3% du total de l'aide accordée par les
donateurs.