CHICAGO (Etats-Unis), 15 avril (Xinhua) -- Les
policiers chinois n'ont rien fait d'autre que maintenir l'ordre et la paix
à Lhasa, a déclaré à l'agence de presse Xinhua, Jim Kreston, 60
ans, qui a visité la Chine et a été témoin des émeutes du mois dernier
à Lhasa.
"Je ne peux pas utiliser le mot 'répression' pour
raconter les opérations du gouvernement chinois visant à disperser les
émeutiers à Lhasa", a indiqué M. Kreston, ingénieur vivant dans
le Wisconsin (Etats-Unis).
"J'ai vu ce que la Chine a accompli et je trouve
qu'il est encore difficile de croire ce que j'ai vu. Ce que votre pays a
accompli ces dix dernières années est difficile à croire; même si
vous le voyez de votre propre yeux", a-t-il ajouté.
La famille de M. Kreston est arrivée le 14 mars,
date à laquelle les émeutes ont débuté, après avoir visité plusieurs
villes chinoises et des sites touristiques tels que Beijing,
Xi'an, Chengdu, Wuhan et le barrage des Trois Gorges.
"Nous devions rester à l'hôtel Dhood Gu, mais comme
il se trouvait au centre des émeutes tibétaines, nous avons été
transférés vers l'hôtel Xin Ding. Nous avions une belle vue du
Potala depuis nos chambres. Mais des colonnes de fumée pouvaient
être aperçues dans les quartiers des émeutes", a-t-il raconté.
Il n'était pas déconseillé de quitter l'hôtel, a
affirmé M. Kreston, soulignant que les magasins sont restés ouverts et
qu'il y avait pas mal de piétons aux alentours de l'hôtel, y compris
quelques moines.
"La plupart d'entre nous sont allés sur le toit de
l'hôtel pour mieux comprendre la situation. Personne ne nous a empêché d'y
aller. Tout semblait calme; je me posais des questions sur quelques
reportages selon lesquels la ville entière était dans des tumultes", a-t-il
fait remarquer, profitant de cette occasion pour exprimer sa déception sur
des reportages déformés de médias américains.
"Dans des journaux américains, il y a des photos
montrant que des soldats chinois frappent des manifestants avec des
bâtons. Ils ont déclaré que c'étaient des soldats chinois, mais j'ai vu les
soldats chinois, je sais comment ils sont habillés. En fait, ce sont
des soldats népalais", a-t-il affirmé.
"Je n'ai vu auncun soldat, ni personne portant des
armes. Même aux points de passage, les gardes ne portaient pas d'arme",
a-t-il ajouté.
Répondant à la question sur les
perturbations des séparatistes tibétains au cours du relais de la torche
olympique, M. Kreston a souligné que "les JO n'ont rien à voir avec la
question du Tibet. Je serai vraiment déçu si le président Bush n'assiste pas
à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing".