MOSCOU, 14 avril (Xinhua)
-- Les allégations de l'Occident selon lesquelles la Chine serait
responsable d'un "génocide culturel" au Tibet sont infondées, a indiqué un
expert russe lundi dans une interview accordée à l'agence Xinhua.
"La culture tibétaine, l'un des plus exceptionnels
patrimoines du monde, est bien préservée et active", a jugé Andreï
Ostrovski, vice-directeur de l'Institut d'Extrême-Orient de l'Académie des
sciences de Russie.
Se souvenant de sa visite en 2007 à Lhassa, capitale
de la région autonome du Tibet, M. Ostrovski a estimé que les
accusations de l'Occident concernant le Tibet étaient infondées.
"Aucune restriction n'est imposée aux Tibétains pour
l'étude de leur langue et de leur culture", a-t-il affirmé, soulignant que
le gouvernement central chinois faisait tout pour favoriser
l'éducation en tibétain et en chinois dans la région.
Le gouvernement chinois a consacré 2 milliards de
dollars au Tibet en 2006 pour assurer l'équilibre fiscal et au titre des
investissements dans des projets liés à l'éducation et à la
santé, a-t-il indiqué sur la base de chiffres du gouvernement local.
"Si cette aide est supprimée, le Tibet régressera",
a-t-il ajouté.
L'expert russe a nié que le train Qinghai-Tibet, qui
relie depuis juillet 2006 le Tibet au monde extérieur, ait nui à la
culture tibétaine, affirmant au contraire que cela a dynamisé le
tourisme dans la région.
M. Ostrovsky a également condamné les violences qui
se sont produites pendant le relais de la flamme olympique, estimant que
les tentatives des manifestants de saboter les Jeux olympiques de
Beijing étaient vouées à l'échec.