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Le Cap-Vert va installer son premier service d'hémodialyse
  2008-04-14 11:05:40  

     DAKAR, 13 avril (Xinhua) -- Les malades atteints d'insuffisance rénale avancée auront la chance de se faire soigner sur place  grâce à l'installation d'ici 6 mois à deux ans, d'un premier  service d'hémodialyse à l'hôpital "Dr Agostinho Neto", à Praia, a- t-on appris dimanche de source officielle. 

     Le ministre cap-verdien de la Santé, Basilio Ramos, a signé,  vendredi dernier à Praia, avec son homologue portugaise, Ana Jorge, le protocole de coopération visant l'installation de cette unité  qui permettra le traitement des insuffisances rénales dans  l'archipel et éviter l'évacuation des malades à l'étranger, comme  c'est le cas actuellement. 

     Pendant les trois premiers mois de cette activité thérapeutique de l'unité d'hémodialyse, le ministère de la Santé du Portugal  concédera au Cap-Vert un appui financier de 150.000 euros, pour  appuyer l'installation du service. 

     Le Portugal s'engage aussi à financer le traitement de jusqu'à  35 malades par an au Cap-Vert, pour une somme de 25.500 euros pour chaque patient. 

     Le gouvernement portugais s'engage à recevoir les cadres cap- verdiens pour les former dans ce domaine. 

     De son côté, le gouvernement cap-verdien garantira la création  et le maintien du fonctionnement de l'unité d'hémodialyse à  l'hôpital Agostinho Neto, à Praia, ainsi que le traitement des  autres malades non inclus dans les 35 à la charge du Portugal. 

     L'installation d'une unité d'hémodialyse est considérée comme  une des principales nécessités du système de santé cap-verdien,  surtout que ce traitement est la troisième cause d'évacuation de  malades vers l'étranger, surtout vers le Portugal. 

     Selon les statistiques du ministère de la Santé du Cap-Vert,  des 386 malades évacués l'an dernier vers le Portugal, environ 80  souffrent d'insuffisance rénale grave. 

     Avec l'installation du nouveau service au Cap-Vert, ces malades devront rentrer dans l'archipel mais continueront à faire partie  de la liste de greffe de reins au Portugal. 

     S'exprimant lors de la cérémonie de signature du protocole, le  ministre de la Santé du Cap-Vert, Basilo Ramos, a affirmé qu'en  plus de diminuer les coûts de traitement, cette unité donnera aux  patients la possibilité de se traiter dans leur propre pays et  près de leurs familles. 

     La même opinion est partagée par la ministre portugaise de la  Santé, Ana Jorge, pour qui la signature du protocole donne un  nouvel espoir aux malades qui se trouvent au Portugal en  traitement.