DAKAR, 13 avril (Xinhua) -- Les malades atteints
d'insuffisance rénale avancée auront la chance de se faire soigner sur
place grâce à l'installation d'ici 6 mois à deux ans, d'un premier
service d'hémodialyse à l'hôpital "Dr Agostinho Neto", à Praia,
a- t-on appris dimanche de source officielle.
Le ministre cap-verdien de la Santé, Basilio Ramos,
a signé, vendredi dernier à Praia, avec son homologue portugaise, Ana
Jorge, le protocole de coopération visant l'installation de cette unité
qui permettra le traitement des insuffisances rénales dans
l'archipel et éviter l'évacuation des malades à l'étranger, comme
c'est le cas actuellement.
Pendant les trois premiers mois de cette activité
thérapeutique de l'unité d'hémodialyse, le ministère de la Santé du
Portugal concédera au Cap-Vert un appui financier de 150.000 euros, pour
appuyer l'installation du service.
Le Portugal s'engage aussi à financer le traitement
de jusqu'à 35 malades par an au Cap-Vert, pour une somme de 25.500 euros
pour chaque patient.
Le gouvernement portugais s'engage à recevoir les
cadres cap- verdiens pour les former dans ce domaine.
De son côté, le gouvernement cap-verdien garantira
la création et le maintien du fonctionnement de l'unité d'hémodialyse à
l'hôpital Agostinho Neto, à Praia, ainsi que le traitement des
autres malades non inclus dans les 35 à la charge du Portugal.
L'installation d'une unité d'hémodialyse est
considérée comme une des principales nécessités du système de santé
cap-verdien, surtout que ce traitement est la troisième cause d'évacuation
de malades vers l'étranger, surtout vers le Portugal.
Selon les statistiques du ministère de la Santé du
Cap-Vert, des 386 malades évacués l'an dernier vers le Portugal, environ
80 souffrent d'insuffisance rénale grave.
Avec l'installation du nouveau service au Cap-Vert,
ces malades devront rentrer dans l'archipel mais continueront à faire
partie de la liste de greffe de reins au Portugal.
S'exprimant lors de la cérémonie de signature du
protocole, le ministre de la Santé du Cap-Vert, Basilo Ramos, a affirmé
qu'en plus de diminuer les coûts de traitement, cette unité donnera aux
patients la possibilité de se traiter dans leur propre pays et près
de leurs familles.
La même opinion est partagée par
la ministre portugaise de la Santé, Ana Jorge, pour qui la signature
du protocole donne un nouvel espoir aux malades qui se trouvent au
Portugal en traitement.