BRUXELLES, 10 avril (Xinhua) -- La Commission
européenne et la Banque européenne d'investissement présentent jeudi les
résultats d'une étude sur des investissements potentiels visant à
dépolluer un certain nombre de "zones sensibles" des pays de la
Méditerranée méridionale et orientale.
L'étude effectuée dans le cadre de l'initiative de
la Commission Horizon 2020, qui a pour objectif de lutter contre les
principales sources de pollution en Méditerranée d'ici 2020,
reconnaît la nécessité d'établir un programme pour aider les pays de
la Méditerranée orientale et méridionale à réduire leurs rejets polluants
en mer.
La dégradation de la Méditerranée menace la santé de
143 millions de personnes vivant le long des côtes et porte atteinte
au développement à long terme de secteurs économiques clés comme la
pêche et le tourisme.
Le programme d'investissement "zones sensibles" pour
la Méditerranée (MeHSIP) et l'initiative Horizon 2020 s'inscrivent
dans le cadre de la politique de coopération de l'Union
européenne avec les pays méridionaux et orientaux de la Méditerranée
participant au processus de Barcelone et à la politique de voisinage
de l'UE.
Les eaux de la Méditerranée baignent 22 pays
riverains qui comptent plus de 400 millions d'habitants dont 143 millions
résident dans les zones côtières. A ceux-ci s'ajoutent chaque année
quelque 175 millions de visiteurs.
Le milieu marin méditerranéen est particulièrement
exposé au déversement de déchets agricoles, de particules en suspension
dans l'air et d'eaux de ruissellement chargés d'agents pathogènes, de
métaux lourds, de matières organiques polluantes, d'huiles et de
substances radioactives.
Plus de la moitié des
agglomérations urbaines méditerranéennes de plus de 100 000 habitants ne disposent pas
de stations d'épuration de leurs eaux résiduaires, 60 % d'entre
elles déversant directement leurs eaux usées dans la mer. Plus de 80 % des
décharges des pays de la Méditerranée méridionale et orientale ne sont
pas contrôlées.