BANGKOK, 10 avril (Xinhua) -- 54 immigrés
clandestins birmans ont été retrouvés morts étouffés dans le conteneur
d'un camion dans la province de Ranong, sud de Thaïlande, dans la nuit de
mercredi à jeudi, a rapporté jeudi une chaîne de télévision
thaïlandaise.
Les victimes comprennent 17 hommes, 37 femmes, selon
la chaîne du groupe de médias Nation.
Le véhicule, avec plus de 100 immigrés birmans à
bord, se dirigeait vers Bangkok lorsque le chauffeur a entendu des bruits
à l'intérieur du conteneur et est allé vérifier.
Lorsque le chauffeur du camion a constaté que
presque la moitié des passagers étaient morts, il a garé le véhicule sur le
bas-côté de la route et pris la fuite.
La police locale a reçu le rapport mercredi soir sur
un véhicule suspect stationné sur la route dans le district de
Suksamran, dans la province de Ranong frontalière du Myanmar.
La police est arrivée sur place et a pu secourir les
survivants. Les blessés ont été envoyés à un hôpital local et 44
passagers épargnés ont été détenus pour les interroger.
Les corps ont été envoyés à une institution de
charité locale, en attendant la confirmation des familles qui viendront
vérifier l'identité des victimes.
Selon une première enquête, le camion conteneur, qui
se dirigeait vers la province de Phuket dans le sud de Thaïlande,
transportait plus de 119 Birmans. Les survivants ont dit à la police
qu'ils ont voulu entrer clandestinement en Thailande par un bateau de pêche
avant de monter dans le camion conteneur vers Phuket, station touristique
thaïlandaise où ils espéraient trouver un emploi.
Lorsque des immigrants ont découvert que certains
d'entre eux avaient des difficultés à respirer et se sont évanouis à cause
de la chaleur et des conditions de ventilation trop faibles à
l'intérieur du conteneur après un trajet de deux heures, ils ont
frappé violemment contre la paroi pour alerter le chauffeur, qui n'a
pas entendu dans un premier temps.
Le chauffeur a finalement arrêté le camion pour
vérifier. Il a constaté que plusieurs passagers étaient morts, il a donc
garé le véhicule et pris la fuite.
Un villageois local qui a découvert le camion a
alerté la police à environ 22H00 (15H00 GMT) mercredi.
Un mandat d'arrêt national a été
lancé pour retrouver le chauffeur en fuite et la police a aussi ouvert
une enquête sur le trafic d'êtres humains derrière ce cas.