LANZHOU, 10 avril (Xinhua) -- Au total 2204
personnes, dont 519 moines, se sont livrées à la police à la suite des
émeutes du mois dernier dans une région du nord-ouest de la Chine où vivent
des Tibétains, a annoncé mercredi un officiel.
La police a libéré 1 870 d'entre elles, dont 413
moines, coupables de délits mineurs, a poursuivi Mao Shengwu, chef par
intérim de la préfecture autonome tibétaine de Gannan, dans la
province du Gansu.
La police a officiellement arrêté huit personnes
suspectées d'avoir participer aux émeutes, et placé 432 autres personnes,
dont 170 moines, en détention provisoire, a précisé Mao à un groupe
de journalistes chinois et étrangers.
Des personnes en lien avec les émeutes sont encore
recherchées, a-t-il ajouté.
Des participants particulièrement impliqués avaient
ceint leur front et leurs bras de bandes de tissu noir, ce qui démontre
que les activités étaient organisées, selon Mao.
"Au vu de certains dossiers, les émeutiers
communiquaient non seulement avec leurs semblables dans le pays mais aussi
avec des séparatistes à l'étranger."
L'officiel a déclaré que le gouvernement local
révèlerait les résultats de l'enquête en temps utile.
La situation dans la préfecture a été placée sous
contrôle et le public a repris une vie normale, a dit Mao. Cependant, la
préfecture ouvrira aux touristes et journalistes étrangers seulement
lorsque la sécurité sera totalement assurée car des émeutiers sont encore
en fuite.
Du 14 au 19 mars, agressions, vandalisme, pillage et
incendies ont eu lieu dans les régions de Xiahe, Maqu, Luqu, Jone, Hezuo
et Diebu de la préfecture de Gannan, faisant 94 blessés et 230
millions de yuans (32,8 millions de dollars) de dégâts.
Parmi les blessés, on comptait 64 policiers,
27 agents de la police armée, deux officiels du gouvernement et un
civil, selon le gouvernement local.