DAKAR, 9 avril (Xinhua) -- Le Parlement gambien a
voté une nouvelle loi sur la sécurité, permettant au gouvernement de créer
trois nouvelles agences de sécurié en plus de l'Agence nationale des
renseignements, a annoncé à Banjul mercredi la radiotélévision nationale
gambienne (GRTS).
Selon la GRTS, cette nouvelle loi a pour objectif de
renforcer "la sécurité nationale contre les menaces militaires et
assimilées ".
Les nouvelles agences créées sont l'Agence des
renseignements criminels, l'Agence de renseignements de l'armée et
l'Agence des services spéciaux.
La vice-présidente gambienne, Isatou Njie-Saidy, qui
a déposé les projets de loi devant le Parlement, a insisté sur la
nécessité de ces changements constitutionnels.
Un député de l'opposition, Sidia Jatta, s'est élevé
contre la motion de la vice-présidente, en soutenant que "la véritable
menace pour les Gambiens était la pauvreté".
Pour lui, la création de nouvelles agences de
sécurité est un gaspillage de ressources qui auraient dû plutôt être
investies dans des projets de lutte contre la pauvreté.
Il a estimé que cette mesure entraînera le
chevauchement des activités des agences de sécurité dans un petit pays
comme la Gambie.
"C'est ce que j'appelle la bureaucratisation
débouchant sur la totalitarisation de notre pays. Que va-t-il advenir du
Département du renseignement criminel?"
"Combien de personnes ont été tuées sans que
nous en connaissions, à ce jour, les coupables? Nous avons la
NIA, la Police, les corps paramilitaires entre autres, mais depuis
quatre à cinq ans, des individus ont disparu, d'autres ont été tués et rien
n'a été fait", s'est exclamé le député gambien.