RABAT, 9 avril (Xinhua) --
L'Afrique demeure le continent le plus vulnérable aux changements
climatiques, selon les participants au premier Forum des marchés émergents
d'Afrique, qui a prin fin mercredi à Rabat, capitale du Maroc.
Les participants estiment entre 75 millions et 220
millions les personnes d'Afrique qui seraient exposées d'ici 2020 à des
problèmes de pénurie d'eau, de famine et autres dus au réchauffement
de la planète,
Les différents intervenants lors de la table ronde
sur "les changements climatiques: opportunités pour l'Afrique et le
secteur privé", ont tiré la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des
changements climatiques sur le continent africain. Ils ont
appelé, dans ce cadre, aussi bien le secteur public que privé à
intervenir pour mettre en place les mécanismes nécessaires en vue
d'atténuer les effets de ces changements.
Selon les intervenants, bien que l'Afrique est la
région du monde qui contribue le moins aux émissions de gaz polluants,
elle risque néanmoins d'en souffrir le plus. Le continent est à
l'origine de seulement 3,8% des émissions mondiales des gaz à effet
de serre. Mais, à en croire les experts, leur origine viendrait plus de la
déforestation que de la consommation de produits pétroliers. Ce qui risque
de coûter au continent africain de 1 à 2% du PIB lors des prochaines
décennies.
Plusieurs solutions sont d'ores et déjà préconisées,
notamment la création d'un fonds Carbone pour le continent africain, ou
encore l'établissement d'une stratégie à court terme, proposée par la
la Banque Africaine de Développement (BAD), qui consiste à intégrer la
gestion des risques climatiques dans les projets qu'elle finance.