BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Des officiels chinois
ont nié mercredi une prétendue "guerre médiatique" sur les émeutes du 14
mars à Lhasa, chef-lieu de la région autonome du Tibet, disant que la
majorité des journalistes étrangers couvrait la question de l'incident
équitablement.
"Certains médias étrangers possèdent une
connaissance limitée de la situation, alors que d'autres l'expliquent de
façon différente et de leurs propres points de vues", a dit Qiangba
Puncog, président du gouvernement régional, lors d'une conférence de
presse organisée par le Bureau d'Information du Conseil des Affaires
d'Etat.
En effet, il y a eu des rapports très difficiles à
comprendre pour ceux qui étaient sur place à ce moment-là, selon
lui.
Guo Weimin, directeur du département de presse du
Bureau d'Information, a aussi nié l'existence d'une "guerre médiatique"
sino-étrangère sur le Tibet. Cependant, il a indiqué que dans le
reportage de l'incident, certains journalistes étrangers
n'étaient pas objectifs ni justes sur les plans du contexte, de la méthode,
de l'attitude fondamentale et de l'expression.
Après les émeutes du 14 mars, certaines
organisations de presse étrangères ont été accusées d'avoir amputé des
photos de manière partiale, alors que d'autres organisations de diffusion
étrangères ont montré des reportages sur les émeutes au Népal qui ont été
décrits comme étant les émeutes à Lhasa.
Guo a promis que le gouvernement chinois
organiserait davantage de conférences de presse et de visites pour les
journalistes étrangers.
"Nous allons essayer par tous les moyens d'offrir
un environnement sain aux médias, et nous espérons sincèrement que
les médias étrangers seront objectifs et amicaux dans leurs reportages sur
la Chine."