NEW DELHI, 9 avril (Xinhua)
-- Le sommet Inde-Afrique a adopté mercredi à New Delhi deux
documents-clés visant à renforcer le " partenariat réel" afin d'aider à
réaliser les Objectifs du millénaire pour le dévéloppement (OMD).
Les participants à cet événement ont adopté la
Déclaration de Delhi, qui traite les questions d'intérêts communs de
l'Inde et de l'Afrique, notamment la prise de positions communes sur les
réformes de l'ONU, le changement climatique, les négociations
commerciales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et la
lutte contre le terrorisme.
Dans la déclaration adoptée à l'issue d'un sommet à
New Delhi, les dirigeants indiens et africains se sont mis d'accord sur le
fait que les Nations Unies doivent fonctionner d'une manière plus
transparente et plus efficace.
"L'élargissement du Conseil de sécurité de l'ONU
dans les catégories de membres permanents et non permanents est au coeur
d'un processus de réformes", selon les termes de la Déclaration
Delhi.
L'Inde, pays qui aspire à arracher un poste de
membre permenant au sein du Conseil de sécurité, cherche depuis des années
à s'assurer d'un soutien crucial des pays africains pour pouser les
réformes de la plus garnde organisation du monde.
L'Inde et les pays africains ont convenu de
"renforcer davantage la coopération vers la réalisation au plus vite d'une
véritable réforme des Nations unies et de leurs méthodes de
fonctionnement, et surtout de revigorer et consolider le rôle de
l'Assemblée générale, la réforme et l'expansion du Conseil de
sécurité".
"L'Afrique prend acte de la position de l'Inde et de
ses aspirations de devenir un membre permanent doté de pleins droits
dans un Conseil de sécurité élargi de l'ONU", indique le
document.
Les deux parties ont réaffirmé aussi leurs
engagements à fournir des accès "effectifs" aux pays les moins développés,
tout en appelant les membres de l'OMC à lever les tarifs douaniers et
les quotas pour permettre un accès libre à tous les produits des
pays les moins développés.
A propos de la question du réchauffement global, les
deux parties ont regretté un manque de progrès remarquable des pays
développés dans la réduction des émissions de gaz à effet de
serre prévus dans le Protocole de Kyoto.
"Nous soulignons la nécessité d'un partage équitable
et juste du fardeau dans la réduction qui doit prendre en compte les
émissions historiques", selon les termes de la déclaration.
Le deuxième document, l'Accord-cadre pour la
coopération indo- africaine, définit en particulier les cadres pour la
coopération bilatérale dans les secteurs de l'éducation, des sciences et
de la technologie, de l'agriculture, de l'industrie et de la santé
publique.
En outre, l'accord prévoit aussi un partenariat
renforcé dans tous ces domaines, une intensification des relations
économiques et stratégiques, ainsi que des efforts particuliers sur le
transfert de technologie et le développement des ressources
humaines.
Les deux parties ont accepté de renforcer leur
coopération dans le secteur de l'agriculture dans le but d'assurer la
sécurité alimentaire en Afrique et d'augmenter ses exportations aux
marchés internationaux.
Les deux parties ont consenti à un élargissement de
leurs élargissements commerciaux, d'accès aux marchés, ainsi qu'à la
croissance d'investissements. Ils ont décidé d'intensifier la
coopération pour assurer la bonne application du projet de réseau
informatique pan-africain, projet financé par l'Inde.
Le sommet Inde-Afrique, tenu du 8 au 9 avril à New
Delhi, a regroupé l'Algérie, le Burkina Faso, la République démocratique
du Congo, l'Egypte, l'Ethiopie, le Ghana, la Libye, le Kenya, le
Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, l'Ouganda et la
Zambie.
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Les
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