KAMPALA, 8 avril
(Xinhua) -- Le président ougandais, Yoweri Museveni, a appelé les
compagnies privées indiennes à investir dans l'amélioration des
infrastructures africaines pour permettre au continent d'exploiter les
marchés disponibles, a déclaré mardi un communiqué du palais présidentiel
ougandais.
M. Museveni, qui s'est exprimé au nom de la
Communauté est- africaine qui rassemble le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie,
le Rwanda et le Burundi, prononçait un discours lors du sommet
Inde- Afrique au Vigyan Bhauan hall à New Delhi.
« Nous avons besoin des investissements indiens pour
que nos produits soient bon marché et compétitifs, et aussi pour accéder
aux marchés offerts à l'Afrique et qu'elle n'arrive pas à exploiter,
» a déclaré M. Museveni, indiquant que l'investissement est nécessaire au
niveau du développement des chemins de fer et de l'énergie.
L'Afrique peut avoir accès aux marchés américain,
européen et chinois, mais à cause d'infrastructures et d'installations
électriques sous-développées, elle ne peut les exploiter, a-t-il
déclaré.
« Avec cet investissement et une population de 2
milliards d' habitants, l'Afrique décollera rapidement, » a déclaré M.
Museveni, repris par le Premier ministre indien, Manmohan Singh, qui a
déclaré que le 21ème siècle sera le siècle de l'Asie et de l'
Afrique.
Lors du sommet, M. Singha a fait savoir que l'Inde
privilégiera le développement des infrastructures au niveau des chemins de
fer, de la technologie de l'information (IT), des télécommunications
et des centrales électriques en Afrique.
« L'objectif de notre partenariat est de coopérer
avec tous les pays d'Afrique, dans les limites de nos capacités, dans leurs
efforts pour atteindre la vitalité économique, la paix, la stabilité
et l'autonomie. A cette fin, c'est notre intention de devenir un proche
partenaire du regain de l'Afrique, » a-t-il souligné.
Le sommet devrait aboutir sur la Déclaration de New
Delhi et le Cadre Afrique-Inde pour la coopération, qui serviront de plan
directeur au dialogue Inde-Afrique.
Le gouvernement indien a établi un projet de
préférence tarifaire pour les pays les moins développés, dans lequel New
Delhi fournira unilatéralement un accès préférentiel au marché pour
les exportations des 50 pays les moins développés, dont 34 sont en
Afrique.
M. Singh a révélé qu'entre 2003 et 2004 et
entre 2008 et 2009, l'Inde a accordé et accordera des lignes de crédit
d'un montant de 2,15 milliards de dollars américains, et d'ajouter que sur
les cinq prochaines années, l'Inde doublera cette somme.