DAKAR, 8 avril (Xinhua) -- Les Nations unies,
"préoccupées" par la montée du prix de la nourriture dans le monde, ont
appelé lundi à une "prise de mesures immédiates", pour assurer la sécurité
alimentaire, indique un communiqué reçu à Dakar.
Dans un message transmis par son porte-parole, lundi
à New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a déclaré observer
la montée du prix de la nourriture avec une profonde préoccupation.
Ban Ki-Moon a rappelé que le Programme alimentaire
mondial (PAM) a besoin de 500 millions de dollars supplémentaires pour
nourrir 73 millions de personnes.
"Les causes des pénuries sont nombreuses et ne
peuvent être seulement décrites comme un équilibre entre les biocarburants
et l'agriculture, même s'il s'agit effectivement d'un des facteurs",
a-t-il indiqué dans un message transmis par sa porte-parole.
"Les prix élevés du pétrole ont accru les coûts de
production et de transport. La production alimentaire mondiale a été
affectée cette année par des sécheresses et d'autres catastrophes
naturelles. La croissance économique a augmenté la consommation,
surtout en Asie", a expliqué Ban Ki-Moon.
Les premières mesures à prendre consistent à
répondre aux besoins humanitaires, a-t-il dit, ajoutant que pour nourrir
73 millions de personnes dans le besoin il faudra 500 millions de
dollars supplémentaires.
"A long terme il faut accroître la production", a
encore dit Ban Ki-Moon qui estime cependant que l'accroissement de
l'efficacité des marchés peut avoir un effet considérable.
Selon le PAM, un tiers des pénuries est lié à des
goulets d'étranglement dans le système de distribution local.
Concernant le continent noir qui subit durement les
impacts de la flambée des prix, le président de la Banque mondiale, Robert
Zoellick, a déclaré : "Il n'y a pas de raison pour que l'Afrique ne
connaisse pas une 'révolution verte' du genre de celle qui a transformé
l'Asie du Sud-Est ces dernières décennies".
Au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Burkina
Faso, les populations sont sorties dans la rue pour manifester leur
désarroi.