KINSHASA, 7 avril (Xinhua) -- La République
démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda ont décidé de la mise sur pied
des structures de cogestion des ressources halieutiques des Lacs
Edouard et Albert au profit des communautés riveraines de leurs pays
respectifs exploitant la pêche dans les eaux.
Tempro Nsuela, chef du projet pilote des pêcheries
des Lacs Edouard et Albert (LEAF Projet) l'a déclaré lundi à son retour de
Goma en provenance de Beni où s'est tenu la semaine dernière un
atelier sur la gestion des ressources de ces lacs qui a réuni les
délégués des pays membres de l'IBN (Initiative du bassin du Nil).
Une fois établie, a indiqué M. Tempro, ces
structures dénommées UGREP (Unité de gestion des ressources en eau de
pêche) vont travailler notamment pour la collecte des données fiables et
servira d'un cadre de concertation en vue de faire respecter la
réglementation liée à la pêche ainsi que de régler certains
différents résultant de l'exploitation de la pêche dans ces eaux
entre la RDC et l'Ouganda.
Des questions liées notamment au surnombre des
pirogues de pêche, à l'utilisation des filets aux mailles prohibées ainsi
qu'à la pêche dans les frayères pour une gestion rationnelle des
ressources en eau de pêche. Lancé en Tanzanie en 1992, l'IBN
s'est fixé pour objectif notamment d'éradiquer la pauvreté à travers
l'utilisation rationnelle des ressources communes des pays du bassin
du Nil.
L'IBN comprend neuf pays, à savoir le
Burundi, l'Egypte, l'Ethiopie, le Kenya, l'Ouganda, la RDC, le Rwanda, le Soudan
et la Tanzanie.