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Le Dalaï Lama veut créer en Chine "un pays dans le pays"
  2008-04-08 10:18:26  

     DAKAR, 7 avril (Xinhua) -- "En laissant entendre qu'il voulait  renoncer à l'indépendance du Tibet, le Dalaï Lama nourrit en  réalité l'ambition de créer, en Chine, 'un pays dans le pays' et  de parvenir à une indépendance du Tibet qui ne dit pas son nom", a réaffirmé l'ambassadeur de Chine au Sénégal, lundi, à l'Agence de  presse Xinhua. 

     Lu Shaye s'est étendu sur la question du Tibet en s'adressant  tout dernièrement à l'Ecole nationale d'Administration (ENA) au  sujet brûlant de la démocratie en Chine. 

     "Derrière les émeutes survenues en mars dernier à Lhassa, chef- lieu de la Région autonome du Tibet, se cachait la clique du Dalaï Lama, longtemps en exil à l'étranger et c'est elle qui les a  minutieusement préméditées, fomentées et organisées afin de  torpiller la stabilité sociale du Tibet et la solidarité entre  l'ethnie tibétaine et celle des Han (majorité de la population  chinoise) et d'inciter la communauté internationale à boycotter  les Jeux olympiques de Beijing en exerçant des pressions sur le  gouvernement chinois, dans la tentative de parvenir ainsi à  l'indépendance du Tibet et pour la sécession de la Chine", a  dénoncé le diplomate chinois. 

     Lu Shaye a qualifié le Dalaï Lama de "moine politicien" qui,  épaulé par les forces étrangères anti-chinoises, se livre depuis  longtemps à des activités visant la sécession de la Chine. 

     Après avoir rappelé, faits historiques à l'appui,  l'appartenance du Tibet à la Chine depuis le 13e siècle,  l'ambassadeur chinois a indiqué qu'un régime de servitude doublé  du pouvoir administratif et religieux, "mille fois pire que celui  de l'Europe du Moyen-Age", a été pratiqué au Tibet sous le règne  des Dalaï Lama. 

     "Les serfs, qui représentaient 95% de la population tibétaine,  privés de droits et de liberté, n'étaient qu'une partie de la  fortune de leurs maîtres absolus qui pouvaient décider de leur vie ou de leur mort comme des bêtes de somme. Un tel régime a duré  jusqu'en 1959, année où le gouvernement central chinois a procédé  à la réforme démocratique au Tibet", a expliqué le diplomate  chinois. 

     "Hostile à cette réforme démocratique, l'actuel et le 14e Dalaï Lama s'est enfui à l'étranger après l'échec de la rébellion armée  qu'il avait lancée au Tibet en 1959", a-t-il ajouté. 

     "Avec le soutien matériel et financier des forces occidentales  anti-chinoises, le Dalaï Lama a poursuivi ses activités de  subversion par les armes contre le gouvernement local du Tibet et  pour la sécession de la Chine. Sachant que de telles activités  sont vouées à l'échec, le Dalaï Lama a changé son fusil d'épaule  au milieu des années 1980 du siècle dernier en prônant des  'négociations pacifiques' avec le gouvernement central chinois. En réalité, il n'a jamais bougé dans sa position de l'indépendance du Tibet et n'a fait aucune preuve de sincérité pour ce qu'il  appelait des 'négociations pacifiques'", a martelé l'ambassadeur. 

     "En prétendant renoncer à l''indépendance du Tibet', le Dalaï  Lama réclame la suppression du système d'autonomie régionale des  ethnies minoritaires actuellement en application et la création  d'un 'Grand Tibet' dont la superficie dépasse largement celle de  l'actuel Tibet, ainsi que le départ de tous les habitants non  tibétains de cette région", a dénoncé Lu Shaye. 

     "Cette revendication, qui relève purement et simplement du  racisme, vise à créer en Chine 'un pays dans le pays' et à  parvenir à une indépendance du Tibet qui ne dit pas son nom",  s'est indigné l'ambassadeur. 

     Lu Shaye a également dénoncé le "role déshonorant" qu'ont joué  les médias occidentaux qui, par falsicifation de photos ou par  diffusion de mensonges, ont complètement déformé les faits dans  leurs reportages sur ce qui s'est passé au Tibet. 

     Ils sont allés jusqu'à qualifier les émeutes de "manifestations pacifiques" et les émeutiers qui mettaient Lhassa à feu et à sang  de "défenseurs des droits de l'homme". Peut-on alors trouver un  brin d'équité et de justice dans ces reportages? s'est interrogé  le diplomate chinois, soulignant que ces médias sont devenus tout  simplement les "porte-paroles et les complices de la clique du  Dalaï Lama".