BELGRADE, 6 avril (Xinhua) -- Le président sortant monténégrin Filip
Vujanovic a déclaré dimanche sa victoire lors du premier scrutin du pays
après son indépendance vis-à-vis de la Serbie il y a deux ans.
(Photo: Xinhua/AFP)
"Nous avons gagné, nous avons gagné pour nous tous,
pour notre Monténégro, pour un meilleur avenir", a déclaré M. Vujanovic
devant les partisans du Parti démocratique des socialistes (DPS)
lors d'une cérémonie de célébration à Podgorica, capitale
monténégrine.
"Je serai le président pour tous les citoyens du
Monténégro. Nous travaillerons ensemble sur la route européenne du
Monténégro pour l'adhésion du Monténégro à l'Union européenne", a affirmé
M. Vujanovic.
Selon la commisson électorale, le Centre pour la
transition démocratique, le président de 53 ans a remporté quelque 51,4%
des votes, dépassant ainsi le seuil établi à 50% pour éviter un
second tour d'élection dans deux semaines.
Andrija Mandic, candidat
pro-serbe, a obtenu 20,4% des voix tandis que le candidat libéral Nebojsa
Medojevic a récolté 15,7% des voix. Le dernier candidat Srdjan Milic du
Parti socialiste populaire a lui, gagné quelque 12,5% des votes.
(Photo: Xinhua/AFP)
Les résultats officiels devront être rendus publics
mardi, tandis que la commission électorale a déjà affirmé la victoire
certaine de M. Vujanovic.
Le président monténégrin, avec un rôle
principalement représentatif, brigue un mandat de cinq ans.
La présidentielle renforce à la fois l'indépendance
de ce pays au bord de l'Adriatique avec une population d'environ 650.000
personnes, et la position du DPS de M. Vujanovic, dirigeant cette
ancienne république yougoslave depuis 1990.
Quelque 69% des Monténégrins se sont rendus aux
urnes pour élire leur président, soit une augmentation de 22 points par
rapport au scrutin en 2003, l'année où M. Vujanovic a remporté sa
première présidentielle, selon des statistiques de la commission
électorale.
Allumant des feux d'artifice, faisant klaxonner des
voitures, agitant des drapeaux rouges, les partisans de M. Vujanovic se
sont félicités de sa victoire électorale dans la capitale.
Cette élection a été tenue dans un contexte de
tension régionale aggravée par la proclamation unilatérale de
l'indépendance du Kosovo le 17 février.
A la différence des ex-républiques yougoslaves la
Croatie et la Slovénie, le gouvernement monténégrin n'a pas encore reconnu
l'indépendance du Kosovo.