NEW YORK (Nations Unies), 4 avril (Xinhua) -- A
l'occasion de la Journée internationale contre les mines (le 4 avril), le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que des millions
de personnes vivent dans la peur d'être tuées à cause de la présence de
mines dans au moins 68 pays.
Si l'on constate une baisse "sans précédent" des
accidents mortels dus aux mines terrestes, les statistiques révèlent tout
de même 6.000 victimes en 2007. Près de 500.000 personnes dans le
monde ont été blessées par ces engins meurtriers et se retrouvant
souvent handicapées à vie, a indiqué M. Ban dans un message transmis
vendredi.
Un Casque bleu espagnol explique aux
écoliers libanais les dangers des mines (Photo: Xinhua/Reuters)
Dans le monde entier, les programmes de lutte
antimines permettent chaque année de nettoyer près de 100 km2 de terrain
de la présence de mines et enseignent à plus de 7 millions de
personnes comment se protéger du danger dans les zones minées.
Vingt-quatre des Etats touchés par les mines, qui
ont ratifié le Traité sur l'interdiction des mines antipersonnel de 1997,
voient se rapprocher la fin du délai de 10 ans imparti pour
l'élimination des mines antipersonnel posées sur leur territoire ou
dans des zones relevant de leur contrôle. Au fur et à mesure que les Etats
s'emploient à atteindre cet objectif important, le risque que les mines
fassent de nouvelles victimes recule, a indiqué le secrétaire
général.
"La Journée internationale pour la sensibilisation
au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines nous rappelle
que, s'ils ne reçoivent pas le soutien nécessaire, les survivants des
mines et des restes explosifs de guerre risquent de connaître toute
leur vie durant la pauvreté et la discrimination et de rester sans soins
médicaux adéquats ni services de réadaptation", a-t-il dit.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Grâce aux initiatives en cours visant à éliminer les
bombes à sous-munitions qui portent atteinte aux civils de façon
intolérable, de nouveaux instruments internationaux pourraient
bientôt voir le jour.
Dix ans avant, en 1997, une Convention sur
l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert
des mines antipersonnel et sur leur destruction, dit "Traité d'Ottawa",
avait été adoptée.
Un Casque bleu français explique aux
écoliers libanais comment on s'éloigne de mines (Photo: Xinhua/AFP)
Selon la dernière édition du "Moniteur des mines
terrestres", les engins mortels étaient toujours utilisés par deux pays et
par des groupes rebelles non étatiques présents dans huit pays et
territoires. Elle a cité l'Afghanistan, la Colombie, l'Inde, l'Irak,
le Liban, le Myanmar, le Pakistan et la Tchétchénie.
L'UE appelle tous les pays à unir leurs efforts pour libérer le
monde des mines antipersonnel