BANGKOK, 5 avril (Xinhua) -- La
conférence de l'ONU sur le changement climatique a pris fin dans la nuit
de vendredi à samedi à Bangkok, après que les représentants des pays
développés et en développement eurent un accord sur un plan d'action pour
les négociations d'un nouveau pacte contre le changement climatique
post-2012.
Avant la clôture de la session plénière, les pays en
développement ont rejeté la "démarche sectorielle" du Japon, qui
cherche à remplacer la réduction nationale des émissions de gaz à
effet de serre imposée aux pays développés sous le protocole de
Kyoto.
Les négociations menées au sein des deux groupes de
travail ad hoc, dont l'un sur le futur engagement pour les partis Annex-I
(un groupe des pays en développement) dans le cadre du protocole de
Kyoto (groupe KP), et l'autre sur l'action coopérative de long- terme
dans la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
(CCNUCC)(groupe LCA), ont porté respectivement sur ce que les pays
développés doivent faire et ce que les pays en développement pourraient
faire sous un nouvel accord sur le changement climatique.

(Photo: Xinhua)
Le groupe KP a clos sa session vendredi soir, ayant
analysé les technologies et les moyens disponibles pour les pays développés
à respecter les futurs engagements de la réduction des émissions de
gaz à effet de serre après l'expiration du protocole de Kyoto
2008- 2012.
La question-clé concerne l'établissement d'objectifs
contraignants pour la réduction des émissions de gaz à effet de
serre dans le pacte post-Kyoto. Cette question sera réexaminée lors
de nouvelles discussions à la fin de cette année.
La réunion plénière du groupe LCA, qui a duré
jusqu'à la minuit de vendredi, a particulièrement attiré les pays
développés, après que les partis se sont engagés dans les vives
discussions sur " l'approche sectorielle" du Japon.
Le Japon a poussé fermement sa proposition pendant
la session de cinq jours du groupe LCA, avec la tâche d'établir un plan
pour les futures négociations suite à la feuille de route de Bali
conclue en décembre dernier lors de la conférence onusienne du
changement climatique en Indonésie.
La conception principale de la "démarche" japonaise
est d'établir les buts nationaux à mi-parcours pour "chaque pays
important de l'émission" par calculer la réduction potentielle de
l'émission dans tous les secteurs.
(Photo: Xinhua)
Le Japon souhaite inscrire sa proposition dans la
première étape des négociation après Bangkok sous une forme d'un
"atelier", mais cette idée a été rejetée par les pays en
développement.
Cette "démarche sectorielle" est originalement
définie dans la Convention comme une option pour les pays développés à
atteindre la cible d'améliorer la technologie énergétique.
Les discussions sur le projet final du plan sont
commencées après la minuit lorsque le Japon a poussé fermement sur cette
affaire et les pays n'ont pas pu de parvenir à un concensus.
Su Wei, directeur général du bureau du changement
climatique de la Commission nationale du Développement et de la Réforme, a
déclaré à Xinhua que la proposition japonaise vise à transférer
la responsabilité des pays développés aux industries individuelles
dans les pays développés et les pays en développement.
Cette tentative a été prouvée d'être non populaire
et entravera la coopération mondiale dans la lutte contre le changement
climatique, a commenté M. Su.
Intérrogé sur la prosition japonaise, Yvo de Boer,
secrétaire exécutif de la CCNUCC, a répondu que chaque pays, y compris le
Japon, s'est engagé dans les discussions et a joué un "rôle très
constructif".
Plus de 1.000 représentants viennent de plus de 160
pays ont assisté dans les discussion à Bangkok. La prochaine session aura
lieu en juin à Bonn, Allemagne, avec un peu plus de réunions, avant
la conférence du changement climatique de l'ONU à Copenhague, Danemark,
vers la fin de 2009.
Le nouvel accord prévu définira les nouveaux
engagements de la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les
pays industrialisés après l'expiration de la période 2008-2012 du
premier engagement du protocole de Kyoto en 1997.
Dans le cadre du protocole de Kyoto, 38 parties de
la CCNUCC, y compris l'Union européenne, les Etats-Unis, et le Japon, sont
obligés d'établir les objectifs nationaux sur la réduction des
émissions de gaz à effet de serre par une moyenne de 5,2% vers 2012
du niveau de 1990.
Les pays en développement comme la Chine, l'Inde et
les pays les moins développés, prendront les actions intérieures à
rejoindre dans la coopération mondiale sur l'atténuation et
l'adaptation du changement climatique, par réduire les emissions
avec le soutien technique et financier des pays développés, mais ne
sont pas obligés d'établir les objectifs nationaux sur la réduction des
émissions de gaz à effet, selon le protocole.