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Climat: la conférence de Bangkok s'achève avec un accord sur les négociations futures
  2008-04-05 09:23:27  

     BANGKOK, 5 avril (Xinhua) -- La conférence de l'ONU sur le  changement climatique a pris fin dans la nuit de vendredi à samedi à Bangkok, après que les représentants des pays développés et en  développement eurent un accord sur un plan d'action pour les  négociations d'un nouveau pacte contre le changement climatique  post-2012. 

     Avant la clôture de la session plénière, les pays en  développement ont rejeté la "démarche sectorielle" du Japon, qui  cherche à remplacer la réduction nationale des émissions de gaz à  effet de serre imposée aux pays développés sous le protocole de  Kyoto. 

     Les négociations menées au sein des deux groupes de travail ad  hoc, dont l'un sur le futur engagement pour les partis Annex-I (un groupe des pays en développement) dans le cadre du protocole de  Kyoto (groupe KP), et l'autre sur l'action coopérative de long- terme dans la Convention Cadre des Nations Unies sur les  changements climatiques (CCNUCC)(groupe LCA), ont porté  respectivement sur ce que les pays développés doivent faire et ce  que les pays en développement pourraient faire sous un nouvel  accord sur le changement climatique. 

(Photo: Xinhua) 

     Le groupe KP a clos sa session vendredi soir, ayant analysé les technologies et les moyens disponibles pour les pays développés à  respecter les futurs engagements de la réduction des émissions de  gaz à effet de serre après l'expiration du protocole de Kyoto 2008- 2012. 

     La question-clé concerne l'établissement d'objectifs  contraignants pour la réduction des émissions de gaz à effet de  serre dans le pacte post-Kyoto. Cette question sera réexaminée  lors de nouvelles discussions à la fin de cette année. 

     La réunion plénière du groupe LCA, qui a duré jusqu'à la minuit de vendredi, a particulièrement attiré les pays développés, après  que les partis se sont engagés dans les vives discussions sur " l'approche sectorielle" du Japon. 

     Le Japon a poussé fermement sa proposition pendant la session  de cinq jours du groupe LCA, avec la tâche d'établir un plan pour  les futures négociations suite à la feuille de route de Bali  conclue en décembre dernier lors de la conférence onusienne du  changement climatique en Indonésie. 

     La conception principale de la "démarche" japonaise est  d'établir les buts nationaux à mi-parcours pour "chaque pays  important de l'émission" par calculer la réduction potentielle de  l'émission dans tous les secteurs. 

(Photo: Xinhua)

     Le Japon souhaite inscrire sa proposition dans la première  étape des négociation après Bangkok sous une forme d'un "atelier", mais cette idée a été rejetée par les pays en développement. 

     Cette "démarche sectorielle" est originalement définie dans la  Convention comme une option pour les pays développés à atteindre  la cible d'améliorer la technologie énergétique. 

     Les discussions sur le projet final du plan sont commencées  après la minuit lorsque le Japon a poussé fermement sur cette  affaire et les pays n'ont pas pu de parvenir à un concensus. 

     Su Wei, directeur général du bureau du changement climatique de la Commission nationale du Développement et de la Réforme, a  déclaré à Xinhua que la proposition japonaise vise à transférer la responsabilité des pays développés aux industries individuelles  dans les pays développés et les pays en développement. 

     Cette tentative a été prouvée d'être non populaire et entravera la coopération mondiale dans la lutte contre le changement  climatique, a commenté M. Su. 

     Intérrogé sur la prosition japonaise, Yvo de Boer, secrétaire  exécutif de la CCNUCC, a répondu que chaque pays, y compris le  Japon, s'est engagé dans les discussions et a joué un "rôle très  constructif".  

     Plus de 1.000 représentants viennent de plus de 160 pays ont  assisté dans les discussion à Bangkok. La prochaine session aura  lieu en juin à Bonn, Allemagne, avec un peu plus de réunions,  avant la conférence du changement climatique de l'ONU à Copenhague, Danemark, vers la fin de 2009. 

     Le nouvel accord prévu définira les nouveaux engagements de la  réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays  industrialisés après l'expiration de la période 2008-2012 du  premier engagement du protocole de Kyoto en 1997. 

     Dans le cadre du protocole de Kyoto, 38 parties de la CCNUCC, y compris l'Union européenne, les Etats-Unis, et le Japon, sont  obligés d'établir les objectifs nationaux sur la réduction des  émissions de gaz à effet de serre par une moyenne de 5,2% vers  2012 du niveau de 1990. 

     Les pays en développement comme la Chine, l'Inde et les pays  les moins développés, prendront les actions intérieures à  rejoindre dans la coopération mondiale sur l'atténuation et  l'adaptation du changement climatique, par réduire les emissions  avec le soutien technique et financier des pays développés, mais  ne sont pas obligés d'établir les objectifs nationaux sur la  réduction des émissions de gaz à effet, selon le protocole.