BEIJING, 4 avril (Xinhua) -- L'organisme de
supervision de l'aviation chinoise a démenti vendredi les reportages
prétendant une grève des pilotes, affirmant que le mauvais temps était à
l'origine du retour des vols de lundi.
Quelques médias ont rapporté que les pilotes de 14 à
18 lignes aériennes de China Eastern Airlines avaient refusé lundi
d'atterrir et avaient regagné les aéroports d'où ils avaient décollé
dans la province du Yunnan (sud-ouest).
Le nombre de passagers affectés par les incidents
n'est pas encore disponible pour le moment.
Les sources de l'Administration générale de
l'Aviation civile de Chine et la section de la ligne aérienne du Yunnan
ont affirmé que le temps nuageux avait forcé les appareils à faire
demi-tour, tout en rejettant la grève des pilotes rapportée par des
médias.
L'administration a également réfuté les rapports
mentionnant une réunion d'urgence au cours de laquelle aurait été décidée
une mise à pied à vie des pilotes supposés avoir organisé la
"grève".
Les pilotes ne désirent pas s'exprimer sur les
détails de cet incident.
Le magazine Caijing de Beijing a cité vendredi les
propos d'un officiel chargé de la communication de l'administration,
précisant que l'administration ne punirait pas les pilotes concernés et
continuerait de faire des efforts pour assurer le bon déroulement
des prochains vols, afin d'assurer le service aux passagers.
Zhu Wenchuan, expert en sécurité aéronautique, a
indiqué que les pilotes chinois devaient faire face à la fois à une charge
de travail alourdie et à une stagnation des salaires. Par ailleurs,
le système de gestion de certaines compagnies aériennes
nationales limite le développement personnel des pilotes.
La Chine compte aujourd'hui 12 000 pilotes. Selon
les prévisions officielles, le nombre de vols devrait augmenter de
80% d'ici 2010, ce qui nécessiterait 6 500 pilotes de plus.
Former un pilote coûte en
moyenne à une compagnie aérienne chinoise de 700 000 yuans (100 000
dollars américains) à 1,8 million de yuans (260 000 dollars américains).