HARARE, 2 avril (Xinhua) -- Les
deux factions du Mouvement pour le changement démocratique (MDC,
opposition) ont remporté un total de 105 sièges à l'Assemblée, révèlent les
derniers résultats annoncés mercredi par la Commission électorale du
Zimbabwe.
(Photo: Xinhua)
Sur ces 105 sièges, 96 ont été
assurés par la faction Tsvangirai et neuf par la faction Mutambara.
(Photo: Xinhua)
L'Union nationale africaine du
Zimbabwe-Front patriotique (Zanu- PF), au pouvoir depuis l'indépendance du
pays en 1980, a engrangé, quant à elle, 93 sièges.
(Photo: Xinhua)
Le candidat indépendant, Jonathan Moyo, a conservé
son siège à la chambre, qui compte 210 députés, dont 206 postes étaient en
jeu.
Les résultats dans sept circonscriptions ne sont pas
encore révélés.
Le scrutin n'a pas eu lieu dans trois
circonscriptions suite au décès des candidats du MDC lors des primaires
électorales, et de nouvelles élections devraient y être organisées
ultérieurement.
A l'issue du dernier scrutin législatif tenu en mars
2005, le ZANU-PF a glané 108 sièges, suivi par le MDC, 41 sièges, et
l'indépendant, un siège.
Le nombre des députés a augmenté à 210 grâce à un
projet de loi adopté l'an dernier.
En 2006, le MDC a été divisé en deux factions, à
savoir le MDC de Morgan Tsvangirai et le MDC d'Arthur Mutambara.
Le 29 mars, le Zimbabwe a organisé, en même temps et
ce pour la première fois, les élections législative, locale et
présidentielle.
Les élections présidentielles ont opposé le
président Robert Mugabe (meneur du ZANU-PF) à Morgan Tsvangirai et au
candidat indépendant, Simba Makoni (ancien ministre des Finances), soutenu
par Arthur Mutambara, qui n'est pas en lice dans la course
présidentielle.
Certains analystes ont estimé qu'à partir des
résultats des législatives, aucun candidat présidentiel ne pourra obtenir
une majorité absolue lors du premier tour du scrutin.
Les résultats des élections sénatoriale, municipale
et présidentielle restent toujours en attente.
Les élections générales du Zimbabwe interviennent
sur fond d'une grave crise économique dans le pays, qui se traduit par une
inflation supérieure à 100.000%, un taux de chômage de 80% et une
pénurie de devises étrangères et de produits de première nécessité.