L'élargissement et l'Afghanistan dominent l'ordre du jour du sommet de
l'OTAN (1/2)
BUCAREST, 1er avril (Xinhua) -- Le sommet de l'OTAN,
prévu du 2 au 4 avril à Bucarest en Roumanie, se concentrera sur
l'élargissement de l'organisation et sur ses opérations en
Afghanistan.
Les chefs d'Etats ou de gouvernements des 26 pays
membres de l'OTAN devraient prendre à cette occasion la décision portant
sur l'adhésion de l'Albanie, de la Croatie et de la Macédoine à
l'Alliance.
Les dirigeants devraient également discuter du Plan
d'action en vue de l'adhésion" (le MAP, selon l'acronyme anglais) de
l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN , qui est une étape vers l'adhésion
définitive.
Pour faciliter l'adhésion des trois pays des Balkans
Ouest, les dirigeants devront tout d'abord résoudre le problème de la
dispute Macédoine-Grèce sur le nom constitutionnel de cette ancienne
république yougoslave.
La Grèce, membre de l'OTAN, a menacé d'imposer son
veto sur une éventuelle adhésion de la Macédoine à l'Alliance. Elle a
exprimé sa crainte que le nom constitutionnel de l'ancienne république
yougoslave (la République de la Macédoine) implique une
revendication territoriale sur sa province de Macédoine, située dans
le nord du pays.
A la veille du sommet, une solution pour la dispute
de longue date n'a pas encore été trouvée.
Le président américain, George W. Bush, s'envolant
vers Ukraine, avant de se rendre à Bucarest, s'est engagé à faire avancer
le MAP.
En revanche, la France et l'Allemagne, les deux
principaux alliés européens des Etats-Unis, restent réticentes sur
l'adhésion des deux anciens Etats soviétiques, craignant que cette démarche
ne provoque la colère de la Russie.
Le Premier ministre français, François Fillon, a
indiqué que " nous nous opposons à l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie
car nous croyons que ce n'est pas une bonne solution pour l'équilibre
des rapports de puissance en Europe et entre l'Europe et la
Russie ".
Il existe de fortes objections sur l'adhésion de
l'Ukraine à l'OTAN, notamment dans la région russophone, tandis que la
Géorgie n'a pas résolu le problème de ses régions indépendantistes. (à
suivre)
- - -
L'élargissement et l'Afghanistan dominent l'ordre du jour du
sommet de l'OTAN (2/der)
-- -
Les adhésions des trois pays des Balkans Ouest et
des deux anciennes républiques soviétiques sont dans la balance car les
décisions de l'OTAN sont basées sur l'unanimité.
Le sommet de trois jours discutera aussi des
opérations de l'OTAN en Afghanistan, le plus grand défi auquel fait face
l'Alliance maintenant.
Ces derniers mois, les alliés de l'OTAN se sont
chamaillés sur le partage du fardeau en Afghanistan.
Les 26 alliés de l'OTAN et les 13 pays hors OTAN ont
actuellement 47.000 soldats en Afghanistan, mais seulement une
petite portion d'entre eux est engagée dans la lutte contre les
talibans.
Les commandants de la Force internationale
d'assistance à la sécurité (ISAF) ont continué de demander plus de troupes
et d'équipements, tels que des hélicoptères et des chasseurs. Or les
principaux alliés européens ont refusé d'engager plus d'hommes ou de
permettre à leurs soldats déjà en Afghanistan d'opérer dans le sud du
pays.
Le Canada a menacé de retirer ses troupes en 2009
sauf que les alliés européens viennent l'aider.
Le trouble interne a été atténué par l'annonce du
président français, Nicolas Sarkozy, mercredi dernier, selon laquelle son
pays va envoyer plus de troupes en Afghanistan.
Toutefois il n'a pas encore donné de détails sur le
déploiement lors du sommet, tels que le nombre de soldats et les régions
concernées.
Les dirigeants de l'OTAN ont prévu d'adopter une
"déclaration de la vision" qui tend à établir une stratégie pour les
prochaines années. Les dirigeants veulent que le gouvernement afghan et les
autres intervenants internationaux fassent plus dans ce pays.
Le président afghan, Hamid Karzaï, le secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le président de la Commission
européenne, Jose Manuel Barroso, sont invités à une réunion de haut niveau
en Afghanistan lors du sommet.
Les dirigeants de l'OTAN ont aussi prévu de discuter
des opérations de maintien de la paix au Kosovo, des missiles de
défense, de la protection d'Internet et de celle des lignes
d'approvisionnement en énergie.