NEW YORK (Nations Unies), 1er avril (Xinhua) -- La
croissance en Afrique devrait atteindre 6,2% en moyenne cette année, selon
le dernier rapport économique sur l'Afrique, publié conjointement
par l'Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations
Unies pour l'Afrique et lancé mardi.
Selon le rapport, intitulé "L'Afrique et le
Consensus de Monterrey: Performance et progrès du continent", le continent
africain a enregistré une forte performance économique pour la
troisième année consécutive, avec un taux de croissance moyen de
5, 8%.
Les auteurs du rapport ont rappelé toutefois que
cette croissance n'a pas été suivie par des avancées significatives sur
le plan du développement social.
L'inflation reste plus élevée que dans les autres
pays en développement et il y eu une appréciation des monnaies africaines
par rapport au dollar, ce qui pourrait affecter la capacité
exportatrice du continent.
Si les perspectives de croissance pour 2008 fixent
le taux à 6, 2%, il faut cependant prendre en compte certains paramètres
comme la demande de matières premières sur les marchés internationaux,
le maintien d'une gestion macroéconomique solide ainsi que la
situation sécuritaire et de la bonne gouvernance dans certains
pays.
Seul le secteur de la dette extérieure a connu une
amélioration, des progrès "encourageants", note le rapport, en ce qui
concerne son allègement. Elle demeure cependant, avec 255 milliards de
dollars, élevée, a souligné Richard Kozul-Wright, économiste du
Département des affaires économiques et sociales de l'ONU, lors
du lancement du rapport à New York.
"Il reste encore beaucoup à faire à la communauté
internationale afin de résoudre la question de la dette extérieure et
l'aide au développement », a affirmé M. Kozul-Wright.
L'aide a augmenté, mais avec des niveaux
insuffisants pour financer une croissance accélérée et soutenue, a-t-il
poursuivi.
Les progrès dans la promotion du commerce
international en tant que moteur du développement ont été par ailleurs
limités. M. Kozul- Wright a souligné la nécessité des pays développés
d'ouvrir leurs marchés aux produits africains, dans le cadre du cycle de
Doha.
"La récente initiative Aide pour le commerce est
la bienvenue, note le rapport, toutes les parties prenantes à
l'initiative doivent d'urgence en accélérer la mise en application afin de ne
pas perdre un temps précieux à accroître les capacités des pays africains
pour leur permettre de tirer parti des opportunités offertes par le
système commercial international".