BEIJING, 1er avril (Xinhua) -- Avec seulement 350
élèves en 2003, son année de fondation, le centre de Formation de français
" Allons-y" , situé dans le nord-ouest de la capitale chinoise, a
reçu plus de 2 300 inscriptions en 2007, soit six fois plus.
Un véritable développement, qui profite d'une part
du rapprochement de la France et de la Chine, d'autre part de
l'élargissement de l'ouverture des établissements d'enseignement
supérieur français aux jeunes chinois, favorise la diffusion du
français en Chine.
D'après Alexandre Ziegler, conseiller de la
Coopération et de l'Action culturelle de l'ambassade de France en Chine,
les établissements d'enseignement privés, comme le centre "Allons-y",
jouent un rôle "complémentaire" dans la promotion de sa langue
maternelle en Chine.
Lors de sa visite au centre "Allons-y" mardi, il
s'est dit " impressionné" par la qualité de l'enseignement du centre qui
dispose à la fois de 9 professeurs français et 24 professeurs
chinois.
Actuellement dans la capitale chinoise, seuls
l'Alliance française, soutenue par le gouvernement français, les centres
privés "Allons-y" et FBC admettent chaque année en moyenne 10 000
élèves venant des quatre coins du pays.
En plus de ces trois grands établissements, une
vingtaine de petites institutions, dépendantes des universités qui
enseignent la langue française, présentent aussi des cours de
français.
Selon Wang Jinyu, président du centre "Allons-y",
80% de ses étudiants commencent au niveau débutant. 75% veulent étudier en
France, 8% envisagent d'émigrer au Québec, au Canada, alors que
le reste désire simplement apprendre le français, considéré comme
"la plus belle langue du monde" selon une élève du centre.
An Ran, un jeune homme originaire de la province du
Henan et qui va étudier l'économie et la finance dans le nord de la
France, a expliqué que la maîtrise du français serait un atout pour
trouver un travail, puisque selon lui de plus en plus d'entreprises
françaises viennent s'installer en Chine.
Par ailleurs, le français est l'une des deux
langues officielles des JO. L'organisation des Jeux de Beijing au
mois d'août favorisera davantage la popularisation de la
langue française. L'ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous
a estimé fin 2007 qu'il y avait entre 200 000 et 300 000
Chinois francophones à travers le pays.