DAKAR, 30 mars (Xinhua) -- Le ministre de la Santé
du Cap-Vert, Basilio Ramos, a déclaré que l'alcoolisme était devenu un
problème de santé publique dans l'archipel, soulignant que le gouvernement
a défini la lutte contre l'usage et l'abus de l'alcool comme une des
priorités de son action pour cette année.
S'exprimant lors d'un récent forum sur l'alcoolisme,
organisé par la commission de mise en place de l'Association cap-verdienne
de prévention de l'alcoolisme, Basilio Ramos, cité dimanche par
la Pana, a affirmé que, face à l'ampleur de cette problématique,
l'alcool est devenue, en ce moment, une des préoccupations
fondamentales de la santé au Cap-Vert.
"Nous savons qu'au Cap-Vert l'on consomme beaucoup
d'alcool, causant de graves préjudices chez les personnes, dans la
productivité du pays et pour les familles cap-verdiennes", a-t-il
souligné.
Il a précisé que chaque citoyen cap-verdien dépense
1,9% de ses ressources dans l'alcool et le tabac, tandis qu'il ne dépense
que 0,9% dans la santé.
Basilio Ramos a aussi rappelé que, bien qu'il
n'existe pas encore des données officielles, on sait que la majorité des
accidents enregistrés dans l'archipel sont causés par l'abus
excessif de l'alcool.
De même, l'on constate un nombre grandissant de
Cap-verdiens souffrant de maladies liées à l'alcool.
"Beaucoup de personnes sont mortes, estropiées et
d'autres sont devenues handicapées à cause de l'alcool et dans les
hôpitaux, le nombre de personnes hospitalisées pour consommation abusive a
connu une hausse considérable", a-t-il ajouté.
Préoccupé par l'ampleur du problème, le gouvernement
a créé une commission interministérielle, composée de spécialistes de
plusieurs ministères, pour travailler dans les lieux de travail, les
écoles ou les associations communautaires pour lutter contre le
fléau.
D'après le ministre, les conséquences de l'alcool
affectent tous les secteurs de la société et tout le monde devrait être
impliqué dans cette lutte.
Dans ce sens, il a déclaré que l'alcoolisme est
une question qui ne doit pas être traitée que par le gouvernement,
espérant une plus grande implication de la Société civile dans cette
lutte.