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L'UE en quête d'un rapprochement avec la Russie et la région des  Balkans Ouest (PAPIER GENERAL)
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L'UE en quête d'un rapprochement avec la Russie et la région des  Balkans Ouest (PAPIER GENERAL)
  2008-03-30 16:34:19  

     BRDO (Slovénie), 30 mars (Xinhua) -- Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) ont bouclé samedi leur  réunion informelle de deux jours à Brdo (Slovénie), avec un  consensus sur un rapprochement avec la Russie et la région des  Balkans Ouest. 

     Les 27 chef de la diplomatie qui ont abordé au premier jour de  discussions le dossier du Moyen-Orient, semblent être plus  préoccupés par les relations délicates avec la Russie. 

     La réunion s'inscrit dans le cadre des préparatifs pour le  prochain sommet entre l'UE et la Russie, prévu au mois de juin en  Sibérie, premier du genre entre l'UE et le nouveau président élu  russe Dmitri Medvedev. 

     Le changement de la direction en Russie a alimenté un espoir  pour l'UE d'améliorer ses relations avec la Russie, mises à mal  par les perturbations énergétiques, la stagnation d'un nouvel  accord de partenariat et les derniers différends dûs à  l'indépendance autoproclamée du Kosovo. 

     "Nous aurons bientôt une nouvelle administration russe, un  nouveau président russe et un nouveau Premier ministre. Même si je ne m'attendais pas à un changement radical de la politique, je  pense qu'il y a une opportunité et que nous devons profiter de  cette opportunité pour ouvrir un nouveau chapitre dans notre  partenariat avec la Russie", a déclaré la commissaire européenne  Benita Ferrero-Waldner. 

     Les points de vue de la commissaire ont été partagés par le  ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. 

     "La Russie a voté. M. Medvedev sera le nouveau président, et je crois qu'il y a une opportunité dont on peut tirer profit", a-t-il fait savoir aux journalistes à son arrivée pour la réunion. 

     Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband  a considéré le changement de la direction à Moscou comme étant "un moment important pour les relations européennes avec la Russie",  soulignant que les relations bilatérales doivent être fondées sur  un pied d'égalité. 

     Les ministres de l'UE ont tous insisté sur la nécessité de  sortir de l'impasse les négociations sur un nouvel accord de  partenariat avec la Russie, suspendues il y a deux ans. 

     Le nouvel accord de partenariat se substituera à l'ancien  accord commercial pour couvrir des domaines élargis allant du  commerce à l'énergie, des droits de l'Homme à la coopération  politique. 

     Pourtant, les négociations ont été effectivement boycottées par la Pologne et la Lithuanie dès leur début en 2006, après que la  Russie eut imposé un embargo de deux ans sur les produits bovins  polonais et coupé l'alimentation en pétrole d'une raffinerie  lituanienne, acquise par une compagnie polonaise. 

     Malgré les différends, le ministre slovène des Affaires  étrangères, Dimitrij Rupel, dont le pays assume actuellement la  présidence tournante de l'UE, s'est déclaré optimiste. 

     "Nous sommes tous favorables à ce qu'un mandat de négociation  soit finalisé et adopté au plus vite. Nous souhaitons que cela  intervienne en avril pour que nous puissions entamer les  négotiations sous la présidence slovène", dont le mandat expirera  au mois de juin, a-t-il déclaré. 

     Aux dires de Mme Ferrero-Waldner, les pays de l'UE doivent agir de manière cohérente dans la gestion des relations avec la Russie, notamment sur le dossier du nouvel accord de partenariat, ce qui  est dans l'intérêt global du bloc. 

     "Je pense que cet accord (de partenariat) constitue une voie  par laquelle nous pouvons nous servir maximalement du levier de  négociation collective pour atteindre des résultats qui sont dans  nos intérêts", a-t-elle fait remarquer. 

     LA SERBIE MISE EN EPREUVE DEVANT SON INTEGRATION AU PRIX DU  KOSOVO 

     Au deuxième jour de discussions, les représentants européens  ont aussi abordé l'intégration de la région des Balkans Ouest dans l'UE. 

     "Cette année peut être une année décisive pour les Balkans  Ouest ... Je suis très convaincu que nous pourrons accélérer le  processus d'intégration européenne cette année", a noté le  commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn. 

     Les ministres européens ont convenu de donner une nouvelle  impulsion à l'agenda Salonique, une stratégie visant à intégrer  les Balkans Ouest, dont l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la  Croatie, la Macédoine, le Monténégro et la Serbie. 

     Toutefois, le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk  Jeremic, a choisi de rencontrer séparément ses homologues  européens, au lieu de joindre d'autres pays balkaniques samedi,  suite à la présence du Premier ministre kosovar Hashim Thaci. 

     La perspective de la Serbie dans l'UE est obscurcie par  l'indépendance autoproclamée du Kosovo et sa coopération avec le  Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. 

     Samedi, M. Jeremic a réaffirmé l'engagement de Belgrade de  poursuivre la voie d'intégration dans l'UE, qui ne peut toutefois  se faire au prix du Kosovo. 

     Par ailleurs, les ministres européens ont rejeté l'appel au  boycott des Jeux Olympiques 2008 de Beijing suite aux émeutes au  Tibet. 

     "Nous devons séparer les questions du dialogue sur les droits  de l'Homme et du dialogue interculturel etc. avec les événements  tels que les Jeux Olympiques et la participation à ces événements", a expliqué M. Rupel.