BEIJING, 28 mars (Xinhua) -- Les images de moines en
robes safran dans le Temple Jokhang de Lhasa revendiquant leurs droits
et la liberté et demandant le retour du dalaï lama a certainement
retenu l'attention des médias du monde entier.
L'intervention des moines fut très efficace. Mais
que connaissent-ils du passé féodal du Tibet qui ne prit fin qu'en
1959?
Après tout, la plupart d'entre eux ne sont que de
jeunes gens tout juste âgés d'une vingtaine d'années et ne connaissent
leur chef spirituel que par son nom.
Le 14e dalaï lama, comme tous ses prédécesseurs, fut
le plus grand propriétaire de serfs. Il possédait chaque parcelle de
terre et chaque tête de bétail au Tibet et il était libre d'exploiter -
de vendre aussi - ses serfs et esclaves.
Si les jeunes moines-manifestants avaient eu
connaissance de cela, ils auraient trouvé mieux à faire que de tenter de
remettre en cause les droits de l'homme.
Ils se sont plaints de n'avoir aucun droits
religieux, mais le gouvernement central a alloué plus de 700 millions de
yuan (97 millions de dollars américains) depuis 1980 afin de conserver 1
400 monastères et reliques religieuses.
Il s'agit d'un montant colossal pour la 4ème
économie mondiale.
Actuellement, le Tibet possède plus de 1 700 sites
religieux relatifs au Bouddhisme Tibétain qui accueillent 460 000 moines
et nonnes, 4 mosquées avec ses 3 000 musulmans et une Eglise
Catholique Tibétaine pour 700 croyants.
Les moines, qui se sont dits les témoins oculaires
des prétendus "massacre de plus de 100 tibétains et arrestation de
plus de 1 000 autres", se sont également plaints d'avoir été
emprisonnés dans le temple du 10 au 26 mars, alors que les
affrontements ont eu lieu le 14 mars.
Aucun des journalistes étrangers présents sur place
n'a relevé la contradiction - s'ils étaient emprissonés ils n'ont pu être
les témoins des faits relatés.
Nous sommes déçus de voir que la clique, basée en
Inde, a tenté maladroitement de dissimuler la nature violente des émeutes
qui ont tués 18 civils et un officier de police à Lhasa. 623
personnes ont été blessées, des magasins, des écoles et autres
infrastructures ont été détruites.
Le nombre de victimes concernant Dharamsala, ville
située dans les collines du nord de l'Inde, n'est toujours pas connu à ce
jour. Le bilan a varié entre 99 et plusieurs centaines de victimes
pendant 2 semaines avant que le "gouvernement en exil" ne décide de
parler finalement de 135 et 140 morts.
Karma Chopel, le "porte-parole" du "Parlement
Tibétain en exil" a encore mis en scène une nouvelle plaisanterie quand il
est venu chercher le soutien du Conseil des Droits de l'Homme des Nations
Unies.
Le résultat? Aucun des 47 états présents au Conseil
n'a proposé une résolution sur la question, et aucune requête n'a été
présentée pour une session extraordinaire sur le Tibet.
Ils ont apparemment sous-estimés l'indépendance
de l'esprit du Conseil et de ses pays membres.