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Rôle essentiel des canards et de la riziculture dans les foyers de grippe aviaire
  2008-03-27 11:52:02  

     ROME, 26 mars (Xinhua) -- Les canards, les hommes et les  rizières seraient les principaux facteurs à l'origine des foyers  du virus H5N1 hautement pathogène de la grippe aviaire en  Thaïlande et au Vietnam, et expliqueraient la persistance des  foyers dans d'autres pays de la région comme le Cambodge et le  Laos, selon la FAO. 

     Un groupe d'experts de la FAO et de centres de recherche  associés ont examiné une série de vagues d'influenza aviaire H5N1  hautement pathogène en Thaïlande et au Vietnam de début 2004 à fin 2005. 

     Sous la direction de Jan Slingenbergh, vétérinaire en chef à la FAO, les chercheurs ont appliqué une technique de modélisation  afin d'établir comment la conjugaison de différents facteurs - à  savoir les nombres de canards, d'oies et de poulets, la taille des peuplements humains, les cultures de riz et la géographie locale - a contribué à la propagation du virus.  

     Les effectifs de canards et d'êtres humains et l'étendue de la  riziculture sont apparus comme les facteurs les plus significatifs. 

     Les experts soulignent le lien étroit existant entre les  schémas de parcours des canards et l'intensité de la riziculture.  Les canards se nourrissent essentiellement de résidus de grains de riz dans les rizières après la récolte, de sorte que les canards  élevés en liberté dans les deux pays sont déplacés vers de  nombreux sites différents en fonction de la récolte du riz.  

     Selon les experts de la FAO, les concentrations massives de  canards sont signes d'augmentation des probabilités d'introduction et d'exposition au virus, lorsque les rizières deviennent souvent  un habitat temporaire pour les espèces d'oiseaux sauvages. 

     Selon Slingenbergh, "nous avons désormais des connaissances  beaucoup plus pointues sur les lieux et les périodes susceptibles  d'être touchés par des flambées du virus H5N1, ce qui aide à  cibler la prévention et la lutte. Qui plus est, avec la  persistance du virus de plus en plus confinée à des zones de  riziculture/élevage intensif de canards en Asie de l'Est et du Sud- Est, l'évolution du virus H5N1 pourrait devenir plus prévisible". 

     La FAO estime qu'environ 90 pour cent des 1,044 milliard de  canards domestiques au monde se trouvent en Asie.