BEIJING, 26
mars (Xinhua) -- La Chine a fermement critiqué les propos de deux
officiels français sur le Dalai Lama et les émeutes au Tibet, rappelant
que ces émeutes étaient un incident sécessionniste et violent organisé par
le Dalai Lama, politicien en exil.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard
Kouchner a déclaré mardi qu'il ne pouvait pas tolérer la "répression"
chinoise dans la Région autonome du Tibet (sud-ouest de la
Chine), alors que la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade
s'est déclarée prête à recevoir le Dalai Lama s'il vient en France.
"Les émeutes à Lhasa sont un incident sécessionniste
et violent organisé et fomenté par la clique du Dalai Lama", a
souligné mercredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires
étrangères Qin Gang, en réponse à une question sur les propos de ces
officiels français.
Il a fait savoir que le gouvernement chinois avait
pris des mesures légales pour rétablir l'ordre à Lhasa et dans les autres
régions où vivent des populations d'ethnie tibétaine.
"Tous les pays ayant une vision juste et objective
doivent comprendre et soutenir les mesures prises par la Chine pour
maintenir la stabilité sociale et sauvegarder la vie et la propriété
du peuple", a indiqué Qin.
Il a déclaré que plus de 100 pays avaient exprimé
leur compréhension et soutien à la Chine par rapport à son traitement
des émeutes à Lhasa, "ce qui montre que la communauté internationale
est à nos côtés et ne soutient pas la clique du Dalai Lama et les éléments
violents".
Les émeutes à Lhasa ont montré de nouveau que le
Dalai Lama n'était pas purement une personne religieuse, mais un réfugié
politique engagé dans des activités visant à diviser la Chine et
à nuire à l'unité nationale, sous prétexte de religion et de paix,
a indiqué Qin.
"Le gouvernement chinois s'oppose fermement aux
activités sécessionnistes du Dalai Lama dans les autres pays sous quelque
identité que ce soit, et s'oppose à tout contact officiel de pays
avec le Dalai Lama sous quelque forme que ce soit", a souligné
Qin.