BEYROUTH, 25 mars (Xinhua) -- Le cabinet libanais a décidé officiellement
mardi de boycotter le 20e sommet arabe qui aura lieu du 29 au 30 mars à
Damas, a rapporté la chaîne de télévision locale LBC.
(Photo: Xinhua/AFP)
Le ministre de l'Information Ghazi Aridi a fait
cette annonce lors de lecture d'un communiqué après une réunion de trois
heures, qui a aussi pressé les pays arabes de résoudre le problème de la
dégradation des relations entre le Liban et la Syrie, selon LBC.
Le gouvernement a demandé aux "frères arabes
d'améliorer les relations libano-syriennes" afin d'aider le Liban à
élargir sa souveraineté dans ses territoires", a rapporté LBC citant le
communiqué.
Le communiqué souligne que la décision n'est pas le
résultat des relations entre le Liban et la Syrie, mais elle reflète le
besoin "de respecter la souveraineté et l'indépendance du Liban."
La décision a été adoptée car les élections
présidentielles sont bloquées et en raison de la détermination libanaise
d'être représenté au sommet par "le seul président chrétien parmi les
chefs d'Etat arabes", indique le communiqué.
Le site internet local d'informations Naharnet a
aussi rapporté citant M. Aridi que le Liban boycottera aussi les réunions
préparatoires pour le sommet à Damas qui commencera le 29 mars.
Les relations entre la Syrie et la coalition au
pouvoir au Liban ont été dégradées depuis l'assassinat de l'ancien Premier
ministre Rafik Hariri le 14 février, 2005.
La Syrie a été accusée par le groupe majoritaire
libanais au pouvoir d'être responsable de cet assassinat, qui a forcé la
Syrie à retirer ses troupes du Liban après une présence militaire de 29
ans. Mais Damas a dénié à plusieurs reprises cette accusation.
Le prochain sommet arabe doit réunir les chefs
d'Etat des pays arabes. Mais l'ambassadeur saoudien de la Ligue arabe,
Ahmad Qattan, a annoncé lundi qu'il dirigera la délégation de son pays
au sommet.
L'Arabie saoudite et l'Egypte ont accusé la
Syrie de bloquer l'élection d'un nouveau président au Liban qui
aiderait à résoudre la profonde crise politique entre la majorité
parlementaire et l'opposition.