MORONI, 25 mars (Xinhua) -- L'armée comorienne, qui
a entamé mardi matin l'opération miltiaire sur l'île d'Anjouan avec
l'appui des contingents tanzanien et soudanais, mandatés par l'Union
africaine (UA), a rencontré trois poches de résistance, a fait avoir
l'Etat-major de l'armée comorienne lors d'une conférence de presse à son
Quartier général établi à Fomboni (Mohéli).
Il s'agit d'Ouani, tout près de l'aéroport et de la
résidence de Mohamed Bacar, président de l'île d'Anjouan, à l'entrée de
son village natal de Barakani.
La deuxième poche de résistance se trouve non loin
de la station de la radio locale, au sud de la ville de Ouani, et la
troisième se situe sur les hauteurs de Patsy et toujours dans la
région de Ouani où se localise le palais présidentiel de l'île
Dari-Nadjah.
En dehors de ce périmètre, on n'a pas rencontré de
résistance et les troupes de la coalition se sont déployées notamment à
Mutsamudu, Domoni et Sima.
Pour l'instant, aucun dirigeant séparatiste n'est
pas arrêté.
Quant à un bilan provisoire des opérations,
l'Etat-major a affirmé attendre des confirmations des équipes sur le
terrain à Anjouan.
A Mohéli comme à la Grande-Comore, les deux autres
îles de l' Union des Comores, c'est le calme. Dans les rues, ce sont d'
attroupements de personnes à la quête des dernières informations
venant du front.
Le gouvernement de l'île autonome de la
Grande-Comore a publié un communiqué mardi matin, rappelant à la
population que pendant le déroulement des opérations à Anjouan, le risque
de débordement dans l'île n'est pas à négliger.
"En prévisions d'une telle situation, le
gouvernement de l'île autonome de la Grande-Comore a déjà pris toutes les
mesures tendant à assurer la sécurité de l'île et sa population",
souligne le communiqué.
Les autorités de l'île appellent toute la population
au calme et à la sérénité et demandent à tous les responsables des
communes, des villages et des quartiers de redoubler de vigilance en
accompagnant et en complétant les mesures de sécurité prises par les
autorités compétentes.
Elu en 2002 président de l'île d'Anjouan à l'issue
d'un scrutin contesté, le colonel Bacar a été réélu président de l'île le
10 juin 2007 à la suite d'une élection rejetée à la fois par l'Union
des Comores et l'Union africaine (UA). Mais il refuse d'organiser un
nouveau scrutin.
Le 20 février dernier, l'UA a annoncé son soutien à
une opération militaire du gouvernement fédéral comorien contre les
autorités "illégales" d'Anjouan.