NEW YORK (Nations Unies),
24 mars (Xinhua) -- L'ONU marque lundi la Journée mondiale de la
tuberculose avec un appel d'urgence contre cette maladie qui tue encore
4.000 personnes par jour, a rapporté le centre de nouvelles de l'ONU,
rappelant que les souches de la maladie rendues multirésistantes voire
ultrarésistantes par les hommes ne cessent en effet de gagner du
terrain.
"Si nous voulons prévenir une épidémie de
tuberculose pratiquement impossible à guérir, nous devons nous attaquer
aux causes profondes du problème à savoir : les services de mauvaise
qualité, le manque de moyens et les traitements mal prescrits et mal
administrés", a affirmé le secrétaire général de l'ONU dans un message
publié lundi.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a
récemment publié un rapport qui brosse un sombre tableau, celui de la
propagation de cette maladie dont on trouve des souches
pharmaco-résistantes dans plusieurs pays. Qui plus est, la tuberculose a
des conséquences d'autant plus graves qu'elle est associée à l'épidémie de
VIH/SIDA.
Ban Ki-moon rappelle que l'ONU organisera en juin un
forum sur le VIH/SIDA et la tuberculose à l'intention des dirigeants du
monde entier afin de renforcer les moyens de lutte collective et de
réduire ainsi la mortalité due à la tuberculose associée au VIH.
"Ce faisant, nous pouvons nous inspirer de l'exemple
de pays d'Afrique qui ont prouvé qu'il était possible d'élargir la portée
des services existants de façon à cibler les tuberculeux et à
leur proposer des tests de dépistage du VIH, à dépister la tuberculose
chez les séropositifs et à apporter les soins nécessaires",
a-t-il affirmé.
"Le Rwanda par exemple propose des tests de
dépistage du VIH à plus des trois quarts de toutes les personnes
accueillies dans les centres de traitement de la tuberculose. Le Kenya et
le Malawi ont eux aussi fait des progrès majeurs dans ce domaine", a fait
remarquer le secrétaire général de l'ONU.