En vue de continuer à contenir
efficacement une croissance trop rapide des investissements en
immobilisations, nous aurons à accomplir les taches suivantes :
(1) Contrôler sévèrement les
projets nouvellement mis en chantier. Il faudra intensifier et
normaliser les exigences relatives à la gestion de tels projets
et appliquer strictement les dispositions relatives à leur
conformité aux huit conditions imposées par le gouvernement dans ce
domaine. Il faudra reporter ou arrêter sans hésitation les projets mis en
chantier illégalement. Il faudra contrôler sévèrement l' utilisation
des capitaux du Trésor public dans la construction d' immeubles publics
dont parfois des bureaux administratifs appartenant au Parti ou au
gouvernement. En même temps, nous devrons agir de manière sélective et
continuer à augmenter notre soutien aux maillons faibles et aux secteurs
prioritaires du développement économique et social.
(2) Contrôler sévèrement
l' expansion des secteurs à forte consommation d'énergie et à forte
émission de polluants. Nous devrons modifier le catalogue des
projets d'investissements, même s'ils ont été approuvés par le
gouvernement, et renforcer la gestion des projets dans les secteurs
à forte intensité énergétique ou polluante et celle des projets concernant
des secteurs en surproductivité. Il faudra augmenter, de manière très
ciblée, le pourcentage des fonds de capital dans les projets, et rendre
plus strictes les conditions technologiques et plus exigeants les critères
sur le plan de l' environnement, de la consommation d'énergie et de
l'ampleur des travaux qui leur permettront d'être approuvés. Il sera
interdit de délocaliser vers d'autres régions les entreprises techniquement
obsolètes et fortement polluantes. On encouragera la fusion et le
regroupement d'entreprises à forte intensité énergétique et très
polluantes pour éliminer ainsi les moins performantes d'entre elles.
(3) Intensifier la gestion
intégrale des projets d' investissement. On mettra au point un mécanisme de
coordination entre diverses autorités chargées de gérer les projets
nouvellement mis en chantier et on le perfectionnera sans arrêt. Il
faudra continuer à pratiquer un contr?le strict concernant l' acquisition
de terrains, l'octroi de crédits bancaires et l'accès au marché. Il faudra
contrôler sévèrement l'octroi de nouveaux terrains à batir, notamment les
terrains à usage industriel, et veiller à ce que leur utilisation soit
économe et intensive. En 2008, le programme global de l'utilisation de
terrains sera de même ampleur que celui de l'année dernière. L'inspection
et le contrôle seront intensifiés dans ce domaine, et l'approbation de
projets de construction sera strictement limitée dans des régions où
l'occupation illégale de terrains et l'émission de polluants auront
atteint un niveau trop élevé. Il faudra renforcer l' inspection
d'importants projets de construction, notamment ceux qui ont reçu l'aval
du gouvernement, et en intensifier le contrôle tout au long de leur
réalisation. On devra prévoir et surveiller selon les nécessités les
investissements de toute la société et rendre publiques les informations à
leur sujet, afin de les orienter de manière adéquate.Il faudra absolument
maintenir sous contrôle l'accroissement trop rapide du niveau général des
prix.
Pour ce faire, il importera de
prendre les mesures suivantes :
(1) Nous nous appliquerons à
accroître la production et l'offre des articles élémentaires d'usage
courant comme les céréales, l'huile alimentaire végétale, la viande et
d'autres articles dont nous avons un besoin urgent, ainsi qu'à nous
assurer que leur approvisionnement n'est pas menacé par une éventuelle
rupture des stocks. Nous veillerons à renforcer la responsabilité des
pouvoirs publics en ce qui concerne la garantie de l'approvisionnement en
articles d'usage courant et la stabilisation des prix par une
application effective du système qui consiste à confier au
gouverneur d'une province la responsabilité du "sac de riz" et au
maire d'une ville, celle du "panier de la ménagère". Un contrôle
plus rigoureux sera appliqué quant à l'affectation de céréales à
usage industriel et à l'exportation de grains. Sera donné un coup
d'arrêt à l'extension aveugle de fournitures de produits dérivés
à base de maïs. Le système de stockage sera amélioré. En ce qui
concerne certains biens de consommation pour lesquels le pays
connaît actuellement une situation de pénurie, les importations
en seront accrues si nécessaire.
(2) Nous exercerons un contr?le
particulièrement rigoureux sur les prix des services et des
marchandises relevant de la compétence des pouvoirs publics. Nous
veillerons à maîtriser parfaitement le rythme et l'intensité du
réajustement des prix par le gouvernement. En ce qui concerne les
prix du pétrole raffiné, du gaz naturel et de l'électricité
placés sous gestion directe de l'autorité centrale, toute majoration
sera interdite dans l'immédiat, il en ira de même pour les prix des
services d'intérêt public gérés par les instances locales tels que le
chauffage, les transports en commun et l'approvisionnement en électricité,
en gaz, en eau potable, les tarifs des billets d' entrée des musées et des
sites touristiques. En outre, il sera interdit à toutes les écoles
d'augmenter les montants des frais scolaires et des pensions. Des efforts
soutenus seront déployés pour maintenir à un niveau raisonnable les prix
des soins médicaux et des produits pharmaceutiques. Par ailleurs, pour
éviter une spirale des prix, un contrôle rigoureux sera également appliqué
aux prix des produits à base de ressources naturelles et aux prix
des services publics même si le réajustement à la hausse de leur
tarification s'est déjà avéré nécessaire et obligatoire.
(3) Nous renforcerons de
manière systématique le contrôle des prix sur le marché. Concrètement, des
mesures provisoires seront prises par l' Etat pour contrôler les prix de
certains produits de première nécessité ; ces contrôles seront poursuivis
afin de stabiliser les tarifications pratiquées dans l'enseignement, les
services médicaux, les produits pharmaceutiques, les télécommunications,
ainsi que dans l'agriculture et la distribution des moyens de
production. Les actes répréhensibles consistant à répandre des
bruits fabriqués de toutes pièces concernant la hausse des prix,
à s'entendre pour faire monter les prix, à stocker les marchandises à
des fins de spéculation et à pratiquer le surenchérissement seront
sanctionnés avec la dernière sévérité.
(4) Nous intensifierons la
surveillance des prix sur le marché. En d'autres termes, il s'agira de
perfectionner le système de surveillance et d'alerte quant à l'offre et la
demande des produits agricoles de grande consommation, des produits
primaires et des biens de production ainsi que l'évolution de leurs tarifs
; il s'agira aussi d'encourager les entreprises à fixer les prix selon des
principes d'équité, de légalité, de loyauté et de crédibilité.
Par ailleurs, il faudra établir d es plans d'urgence en prévision de
fluctuations anormales que pourraient connaître à la fois
l' approvisionnement et les prix de marchandises sur le marché.
(5) Dans nos efforts pour
améliorer et appliquer de façon effective les mesures d'aides au profit
des habitants à faibles revenus, nous veillerons en particulier à
augmenter les allocations destinées aux habitants défavorisés et aux
élèves issus de familles en difficulté et à nous assurer que ces
allocations soient versées en temps voulu.
(6) Nous veillerons à
sensibiliser l'opinion publique en faveur d'une consommation raisonnable.
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8)
(9) (10) (11) (12) (13) (14) (15)