LHASA, 23 mars
(Xinhua) -- "Je n'ai rien d'autre que les vêtements que je porte", déplore
une résidente âgée de 73 ans, Zhoema, devant sa maison brûlée par les
émeutiers le 14 mars.
Elle, ainsi que cinq autres familles habitant le
même bâtiment au centre de Lhasa, se retrouvent sans foyer. Les six
familles logent temporairement dans les bureaux d'une école primaire
voisine.
"Je n'ai rien vu de plus cruel que ces émeutes," a
affirmé Fu Wenjin, homme d'affaires venu de la province du Fujian
(sud-est) et qui a subi des pertes d'environ 500 000 yuans après que son
magasin de téléphone mobile a été pillé.
Ye Danping, qui possède un magasin de vêtements pour
enfants sur la route Duosenge, route commerciale très vivante, a souffert
de 6 millions de yuans de pertes, "mon coeur a été complètement
brisé quand mes gains de longues années ont été brûlés."
Cependant, Ye a exprimé qu'elle continuerait à faire
du commerce à Lhasa, car elle a confiance dans un futur brillant.
"Lhasa s'est développée rapidement grâce à la
stabilité ces dernières années. Cependant, les émeutiers ont cherché à
saboter cela," a critiqué un résident nommé Cering.
Résidents, experts, leaders religieux et autres au
Tibet ont dénoncé la violence.
Le 11e Panchen Lama, Gyaincain Norbu, a indiqué
dimanche que les émeutes de Lhasa allaient contre les principes du
bouddhisme.
Les bouddhas vivants au Tibet ont également exprimé
leur opposition.
"C'est une violence préméditée et fomentée par les
forces sécessionnistes intérieures et d'outre-mer qui ont collaboré
étroitement à la poursuite de 'l'indépendance du Tibet'", a expliqué
Pagbalha Geleg Namgyai, un haut conseiller politique.