BEIJING, 23 mars (xinhua) -- Un appel
téléphonique de sa mère a soulagé l'inquiétude de Dainzin Kaiqog, 18 ans,
concernant sa famille à Lhasa où les émeutes ont tué 18 personnes
innocentes le 14 mars.
Il fait ses études dans une école secondaire
tibétaine à Beijing avec 800 autres enfants tibétains.
"Maman m'a appelé après l'incident. Elle m'a demandé
de ne pas m'inquiéter pour eux et dit qu'ils étaient sûrs que le
gouvernement était capable de gérer la situation", a dit Dainzin
Kaiqog à Xinhua dimanche.
"Je ne veux pas voir le chaos. Je ne prie que pour
la paix et la sécurité dans ma ville natale", a dit Degyi Lhamo, camarade
de classe de Dainzin Kaiqog.
L'Ecole secondaire tibétaine de Beijing, fondée en
1987, a eu 3 478 diplômés, dont 1 500 sont allés à l'université puis
retournés travailler au Tibet.
Depuis 1984, des écoles ou classes pour les élèves
tibétains ont été établies dans 26 provinces, régions autonomes et
municipalités du pays. Les administrations exonèrent les enfants des
frais d'études et couvrent leurs dépenses en nourriture, vêtements et
soins médicaux.
Soidain enseigne la langue tibétaine à l'école
secondaire tibétaine de Beijing. Il a dit que "le peuple tibétain
chérissait une Lhasa pacifique. La clique du Dalai Lama l'a détruite
intentionnellement et de façon organisée. Je ne peux pas l'accepter.
La clique du Dalai Lama s'est opposée au peuple."
L'ordre social dans la ville plateau est retournée
à la normale grâce aux efforts conjoints du gouvernement et des
résidents. Jusqu'à vendredi, 70% des marchés et magasins à Lhasa avaient
repris leurs activités.