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Burkina Faso-Festival: Ouverture de la 14e édition de la SNC
  2008-03-23 16:56:30  

     BOBO DIOULASSO(Burkina Faso), 22 mars (Xinhua)-- La 14e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a été lancée samedi  dans la soirée à Bobo Dioulasso (365 km à l'Ouest de Ouagadougou)  par le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Sawadogo sous la présidence du Premier ministre, Tertius  Zongo. 

     Un carnaval a démarré effectivement les hostilités de cette  biennale culturelle aux sons des tam tam, des flûtes, du balafon  où une centaine de troupes et ensembles artistiques ont défilé  sous les ovations du public.  

     Les femmes bardées de leurs parures, les hommes et les jeunes  en tenue traditionnelle ont marqué d'un sceau particulier ce  défilé avec des démonstrations et des accrobaties. Les échassiers, les cavaliers, les masques représentant la diversité culturelle  des 13 régions du pays, aux pas de danse ont été applaudis à tout  rompre. 

     Dans son mot de bienvenue, le maire de Bobo Dioulasso, Salia  Sanou a rappelé que les populations avaient craint à un moment  donné que cette fête culturelle soit compromise après les  évènements des 18 et 19 février contre la vie chère où les biens  publics et privés ont été saccagés. 

     Soulignant que l'expression culturelle revêt une importance  dans la politique communale, M. Sanou a dit que pendant une  semaine, les artistes vont partager leur passion et célébrer l'art. 

     Pour ce faire, il a appelé les citoyens à communier avec les  artistes et entretenir la flamme de la culture.  

     Le président du Comité national d'organisation, Souleymane  Sawadogo, également secrtétaire général du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication a invité les artistes, les  jeunes au partage et à la communion fraternelle dans la mesure où  la SNC est un cadre de promotion et de la protection de la  diversité culturelle. 

     Le représentant des jeunes, Sié Arsène Kam a, quant à lui,  interpellé les jeunes sur leurs devoirs et responsabilité sur la  préservation du patrimoine culturel. 

     Le parrain de la 14e édition, Mgr Anselme T. Sanou a, pour sa  part, insisté sur le pardon, le dialogue, la tolérance, des vertus devant permettre à la société d'avancer. 

     Il a souhaité que la rencontre des cultures permette de  reconnaître en chacun ce qu'il porte, de s'identifier comme  personne individuelle, morale et sociale à partir de son passé  culturel, de son patrimoine. 

     "C'est ainsi que nous pourrons avoir un esprit citoyen et  d'humaniste", a-t-il fait remarquer, précisant que la rencontre  des cultures ne sera pas un choc, mais se trouvera comme un  ressort pour demain. 

     Placée sous le thème "Une éducation culturelle pour une  jeunesse citoyenne", cette édition regroupe plus de 3.000 artistes venus des 45 provinces du pays et de la diaspora. Il est attendu  pour ce rendez-vous culturel environ 400.000 festivaliers. 

     Prononçant son mot d'ouverture, le ministre de la Culture, du  Tourisme et de la Communicfation, Filippe Sawadogo a reconnu que  cette édition interpelle les populations, les décideurs, car elle  place la jeunesse au coeur des préoccupations pour le 21e siècle  et pour des siècles. 

     M. Sawadogo a salué le retour de la diaspora burkinabé en Côte  d'Ivoire et l'arrivée pour la toute première fois de celle du  Ghana et du Mali. 

     Pour M. Sawadogo, le Burkina grâce aux écoles de théâtre, de  danse, d'art plastique, d'arts culinaires, d'art sculptural  granitique doit s'arrêter et penser la création d'un bon  conservatoire national pour pérenniser toute cette richesse. 

     "Les Semaines nationales de la culture du 21e siècle devront  s'orienter vers cette direction et nous mettrons tout en oeuvre  pour créer l'école culturelle burkinabé", a-t-il conclu.