BEIJING, 21 mars (Xinhua) -- La communauté
internationale a exprimé son opposition jeudi à la tentative des autorités
de Taiwan d'organiser un référendum sur une adhésion de l'île aux
Nations Unies, réaffirmant son attachement à la politique d'une
Chine.
Paris est "fermement opposé au projet de référendum
sur une adhésion aux Nations Unies sous le nom de Taiwan", a déclaré la
porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale
Andréani.
"La France adopte une position inchangée et très
claire sur ce dossier... C'est une initiative inutile et regrettable",
a-t-elle prévenu lors d'une conférence de presse, citant les remarques du
président français Nicolas Sarkozy sur le projet de référendum à
Taiwan.
"Nous sommes opposés à toute initiative unilatérale
susceptible de remettre en cause le statu quo. Il faut promouvoir le
dialogue, la coopération et la stabilité de la région", a dit Mme Andréani.
Elle a réitéré que "pour la France, il n'y a qu'une Chine. Taiwan
fait partie intégrante de la Chine".
Dans un communiqué de presse, le ministère espagnol
des Affaires étrangères a souligné que Madrid s'attache à la
politique d'une Chine et est préoccupé du projet de référendum des
autorités de Taiwan sur une adhésion aux Nations Unies sous le nom de
Taiwan.
"Une telle initiative ne profite en rien à la
stabilité, à la paix et au développement de la région", a-t-il
indiqué.
Le ministère portugais des Affaires étrangères a
pour sa part averti, dans un communiqué, que la tentative des autorités de
Taiwan d'organiser le référendum risque d'accroître la tension dans
le détroit de Taiwan et de remettre en cause les intérêts de toutes les
parties concernées, dont le peuple de l'île.
Le gouvernement portugais a réaffirmé son
attachement à la politique d'une Chine et proposé une résolution pacifique
du dossier de Taiwan.
Le ministère argentin des Affaires étrangères a fait
état, dans un communiqué, d'une "sérieuse préoccupation" sur le projet de
référendum des autorités de Taiwan. Il a réaffirmé l'attachement de
Buenos Aires à la politique d'une Chine, indiquant que le référendum
exacerbera la tension régionale et ne profitera pas à la résolution
pacifique du dossier de Taiwan.
Le gouvernement kazakh s'oppose à "l'indépendance de
Taiwan" et à toute tentative de réaliser "deux Chine", a déclaré son
vice- ministre des Affaires étrangères, Nurlan Yermekbaïev.
Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois
et le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique
gouvernement légitime représentant la Chine, a-t-il conclu.