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ANALYSE: Les Américains restent encore divisés sur la fin de la guerre en  Irak cinq ans après le déclenchement
ANALYSE: Les Américains restent encore divisés sur la fin de la guerre en  Irak cinq ans après le déclenchement
  2008-03-21 15:42:11  

     WASHINGTON, 20 mars (Xinhua) -- Cinq ans après le  déclenchement de la guerre en Irak, qui a conduit à d'importantes  pertes humaines et matérielles aux Etats-Unis, il existe encore de fortes divergences parmi les Américains sur les manières de mettre  fin à la guerre. 

     Alors qu'il est très probable que le conflit se poursuivra dans les années à venir, le sort de la guerre reste indécis pour  l'instant. 

      

     UNE VICTOIRE NON ASSUREE 

      

     Même le président George W. Bush, ferme partisan de la guerre,  n'est pas assuré d'une victoire. 

     Cinq ans après, "on débat de manière compréhensible pour savoir si cette guerre en valait la peine, si le combat vaut la peine  d'être gagné et si nous pouvons le gagner", a-t-il déclaré lors  d'un discours prononcé mercredi au Pentagone, à l'occasion du 5e  anniversaire du déclenchement de la guerre en Irak.  

     "Les réponses sont claires pour moi: chasser Saddam Hussein du  pouvoir était la bonne décision, et ceci est un combat que  l'Amérique peut et doit gagner", a-t-il martelé. 

     Le candicat républicain à la présidentielle américaine, John  McCain de l'Arizona, partage le même point de vue que M. Bush,  déclarant qu'il poursuivrait la guerre s'il était élu président,  même il fallait encore 100 ans ou plus. 

     En revanche, la plupart des Américains ne sont pas de cette  opinion.  

     Selon Fred Kaplan, journaliste américain reconnu, les  assistants du président Bush n'ont aucune idée sur comment  atteindre les objectifs et donc n'ont pas de stratégie qui va  assurer la victoire. 

     La raison de déclencher la guerre trouvait sa source dans la  volonté de se débarasser des terroristes. Fondamentalement, il  existe deux objectifs essentiels: exporter la soi-disante  démocratie américaine et obtenir des objectifs stratégiques au  Moyen-Orient. Malheureusement, le résultat montre qu'elle va dans  le sens inverse. 

     A propos des menaces terroristes, la guerre n'a pas rendu les  Etats-Unis plus sûrs, car l'Irak est devenu un "vivier" de  terroristes après l'invasion américaine. 

     Les renseignements américains ont reconnu dans un rapport  d'évaluation, rendu public en juillet dernier, que le pays fait  face à une plus grande menace terroriste et que l'organisation  terroriste al-Qaïda devient de plus en plus puissante. 

     Politiquement, le nouveau gouvernement irakien n'est pas  capable d'assumer la fonction fondamentale: assurer la sécurité du pays. Et la démocratie est encore considérée comme un rêve. 

     Paradoxalement, la guerre n'a pas apporté beaucoup d'intérêts  stratégiques aux Etats-Unis. Au contraire, elle renforce son  principal adversaire au Moyen-Orient, l'Iran, qui exerce davantage d'influence en Irak après l'effondrement du régime de Saddam. 

      

     UN COUT TROP ELEVE 

     Le seul objectif achevé de la guerre jusqu'à aujourd'hui est le renversement du régime de Saddam, mais avec un coût trop élevé. 

     John Burns, correspondant de guerre, a noté dans un article  publié dans le New York Times: "A l'occasion du 5e anniversaire,  le lourd fardeau du conflit est un blâme pour ceux qui ont  souhaité que le renversement de Saddam puisse être réalisé à un  prix acceptable". 

     En fait, le coût de la guerre dépasse les prévisions de la  plupart des Américains. 

     Environ 4.000 soldats américains et des dizaines de milliers  d'Irakiens ont été tués depuis l'invasion américaine, qui a  déplacé, par ailleurs, plus d'un million d'Irakiens dans les pays  voisins. 

     Selon des estimations, la guerre en Irak doit coûter 650  milliards de dollars américains cette année, et le chiffre devrait atteindre 2 000 milliards de dollars si la guerre dure encore cinq ans. 

     Selon un sondage réalisé auprès de 3.400 officiers militaires  par le magazine Foreign Policy, 88% des soldats américains sont  d'accord pour dire que la guerre en Irak a affaibli l'armée  américaine. 

     De surcroît, la guerre est considérée comme "impopulaire" par  la plupart des pays du monde. 

     En plus, la guerre coûte cher pour le Parti républicain, qui a  perdu les élections de mi-mandat en 2006. Et la cote de popularité du président Bush a plongé à 30%.  

     DIVERGENCE SUR LA GUERRE 

      

     Les Américains sont divisés sur les manières de mettre fin à  la guerre en Irak. 

     Le président Bush et ses partisans, ainsi que l'armée, ont  argumenté que les troupes déployées des Etats-Unis ont bien  fonctionné et qu'elles resteront en Irak jusqu'à la victoire  finale.  

     Les démocrates ont appelé à un retrait rapide, mais ils n'ont  pas réussi à accumuler assez de votes au sein du Parlement pour  forcer M. Bush à retirer les troupes américaines. 

     Les deux candidats démocrates à la présidentielle, Hillary  Clinton et Barack Obama, ont promis de retirer les troupes s'ils  étaient élus. 

     En revanche, ils ont besoin de temps pour persuader le public  américain que leur plan marchera. 

     Selon des activistes anti-guerre, si les Etats-Unis peuvent  tirer une leçon de la guerre, c'est qu'il leur faut abandonner la  "mentalité impérialiste". 

     Ils ont souligné que les Etats-Unis doivent compter sur  davantage de mesures pacifiques et obtenir la coopération et le  respect du monde, au lieu de lancer des attaques unilatérales  telles que la guerre en Irak. 

     Pourtant, c'est une position que la seule superpuissance du  monde a du mal à adopter. Fin