PARIS, 19 mars (Xinhua) -- Le président français
Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi au premier conseil des ministres après
un remaniement gouvernemental limité, qu'il poursuivrait les
réformes avec des priorités sur le travail, la compétitivité de
l'économie française, la modernisation de l'Etat, et la conciliation
de la "solidarité" et de la "responsabilité" dans les domaines des
retraites et de santé.
Après l'échec de l'Union pour un mouvement populaire
(UMP, au pouvoir) dans les récentes élections municipales, le président
Sarkozy a affirmé que ces élections, "des enjeux d'abord locaux",
ont exprimé "une attente, une impatience, une interrogation aussi
sur la possibilité que les engagements de la campagne présidentielle
puissent être tenus dans une conjoncture que chacun perçoit comme plus
difficile".
"La plus mauvaise réponse serait de ralentir le
changement (...) Il faut au contraire tout faire pour mettre en oeuvre la
masse critique des réformes qui permettra de changer les comportements
et les mentalités, de redonner à la société et à l'économie le
dynamisme, la capacité d'innovation, la confiance dans l'avenir.
"Il n'y aura pas de changement de cap. Il n'y aura
ni ralentissement des réformes, ni plan de rigueur", a indiqué le
président, "nous devons continuer à agir avec tous les leviers, avec
tous les moyens pour la croissance, le niveau de vie, l'emploi, la
sécurité, l'éducation, la santé".
Il a rappelé quatre priorités du gouvernement dans
les mois à venir en matière économique et sociale: remettre le travail au
coeur des politiques publiques, au service de la croissance et du
pouvoir d'achat; renforcer la compétitivité de l'économie; continuer
à gérer avec sérieux les finances du pays et moderniser l'Etat; concilier
solidarité et responsabilité en matière de retraites, de prise en charge
de la dépendance et de la santé.
Il a invité ses ministres à travailler
ensemble sur des dossiers comme la réforme de l'Etat, la remise en
ordre des finances publiques, la présidence française de
l'Union européenne. Il a rappelé les priorités de la présidence française pour
l'UE: l' environnement, la politique agricole, l'immigration,
la défense européenne.