BAGDAD, 18 mars (Xinhua) -- Le Premier ministre
irakien Nouri al-Maliki a ouvert lundi à Bagdad une nouvelle conférence
sur la réconciliation nationale en l'absence du bloc sunnite.
Dans son discours inaugural, M. Maliki a affirmé que
l' initiative de réconciliation ne nuirait aux intérêts d'aucun
groupe et serait le "canot de sauvetage" qui mènerait l'Irak vers la
sécurité.
"La réconciliation n'est pas une affaire de calculs.
Elle a permis de nombreux succès bien que certaines parties soient
encore dubitatives", a-t-il souligné.
Le Premier ministre a demandé aux blocs politiques
de soutenir la réconciliation nationale car "c'est la seule issue pour les
Irakiens".
"Malgré les récentes réalisations, la route est
encore longue et il faut davantage d'efforts et de persévérance", a-t-il
ajouté.
Mais le Front de la concorde, principale formation
sunnite, a annoncé qu'il ne participerait pas à cette conférence jugeant
n'y avoir pas été convenablement invité.
"Le Front ne participera pas à la conférence, non
parce qu'il ne croit pas à la réconciliation, mais parce que les
invitations ont été envoyées aux membres du front et non au Front en tant
que bloc", a dit à la presse le porte-parole de la formation Saleem
al- Jubouri.
Lundi, le porte-parole du gouvernement Ali
al-Dabbagh a souligné que la conférence visait "la sécurité, la
reconstruction et la souveraineté totale".
"Les différents responsables politiques assisteront
à la conférence qui travaillera à activer le rôle de différents
groupes dans le processus politique pour une contribution positive et
pour la réconciliation nationale", a-t-il indiqué.
Les chiites, dont fait partie M. Maliki, sont
soumis à de plus en plus de pression des Etats-Unis qui souhaitent que
l'Irak profite davantage de la baisse des violences sectaires
pour promouvoir la réconciliation.