BEIJING, 18 mars (Xinhua) -- De plus en plus de pays
et médias étrangers expriment dans des communiqués, suite aux récentes
émeutes à Lhassa, capitale de la région autonome chinoise du
Tibet, leur opposition aux tentatives de politisation des Jeux
olympiques de Beijing.
Dans un communiqué publié sur son site Internet, le
ministère russe des Affaires étrangères souligne que le Tibet fait partie
intégrante de la Chine et que la Russie espère que la Chine prendra
les mesures nécessaires pour faire cesser les actions illégales et assurer
le retour à la normale de la situation au Tibet.
"Les tentatives de politiser les Jeux olympiques
d'été 2008 en Chine sont inacceptables", juge le communiqué.
Les ministres des Sports et les comités nationaux
olympiques de l'Union européenne se sont dits contre un boycott des JO de
Beijing à cause de la question tibétaine. Le ministre slovène des
Sports Milan Zver, dont le pays occupe la présidence tournante de
l'UE, a rappelé que le sport était encore un instrument de dialogue
entre les cultures.
Togay Bayatli, membre des Comités olympiques
européens, a souligné qu'en cas de boycott ou autre action politique, les
perdants seraient les athlètes.
"Le Tibet est une partie inaliénable du territoire
chinois. Les questions liées au Tibet relèvent entièrement des affaires
intérieures chinoises", a dit le porte-parole du ministère
pakistanais des Affaires étrangères Muhammad Sadiq, soulignant l'
opposition du gouvernement pakistanais à toute tentative de nuire à
la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine.
Pour le journal malais Nanyang Siang Pau, les
séparatistes tibétains ont organisé les émeutes de Lhassa pour politiser
les JO. Sur la question du Tibet et du Dalaï Lama, la position du
gouvernement chinois est claire : au-delà d'une figure religieuse, le
Dalaï Lama est un homme politique en exil, engagé depuis longtemps dans
des activités séparatistes.
Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères
Mitoji Yabunaka a lui annoncé que les récents événements au Tibet n'
affecteraient pas la visite prévue ce printemps au Japon du
président chinois Hu Jintao.
Le ministre letton des Affaires étrangères Maris
Riekstins a de son côté redit l'appartenance du Tibet à la Chine, jugeant
que les récentes émeutes menaçaient la stabilité sociale du pays.
Dans un communiqué, le Conseil pour la Promotion
de la Réunification pacifique de la Chine en Nouvelle-Zélande
a condamné les violences à Lhassa, estimant impossible que le Dalaï Lama
et ses partisans séparent le Tibet de la Chine.