De plus en plus de pays opposés à la politisation des JO de Beijing
  2008-03-19 08:36:02  

     BEIJING, 18 mars (Xinhua) -- De plus en plus de pays et médias  étrangers expriment dans des communiqués, suite aux récentes  émeutes à Lhassa, capitale de la région autonome chinoise du Tibet, leur opposition aux tentatives de politisation des Jeux olympiques de Beijing. 

     Dans un communiqué publié sur son site Internet, le ministère  russe des Affaires étrangères souligne que le Tibet fait partie  intégrante de la Chine et que la Russie espère que la Chine  prendra les mesures nécessaires pour faire cesser les actions  illégales et assurer le retour à la normale de la situation au  Tibet.  

     "Les tentatives de politiser les Jeux olympiques d'été 2008 en  Chine sont inacceptables", juge le communiqué.  

     Les ministres des Sports et les comités nationaux olympiques de l'Union européenne se sont dits contre un boycott des JO de  Beijing à cause de la question tibétaine. Le ministre slovène des  Sports Milan Zver, dont le pays occupe la présidence tournante de  l'UE, a rappelé que le sport était encore un instrument de  dialogue entre les cultures. 

     Togay Bayatli, membre des Comités olympiques européens, a  souligné qu'en cas de boycott ou autre action politique, les  perdants seraient les athlètes.  

     "Le Tibet est une partie inaliénable du territoire chinois. Les questions liées au Tibet relèvent entièrement des affaires  intérieures chinoises", a dit le porte-parole du ministère  pakistanais des Affaires étrangères Muhammad Sadiq, soulignant l'  opposition du gouvernement pakistanais à toute tentative de nuire  à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine.  

     Pour le journal malais Nanyang Siang Pau, les séparatistes  tibétains ont organisé les émeutes de Lhassa pour politiser les JO. Sur la question du Tibet et du Dalaï Lama, la position du  gouvernement chinois est claire : au-delà d'une figure religieuse, le Dalaï Lama est un homme politique en exil, engagé depuis  longtemps dans des activités séparatistes.  

     Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères Mitoji  Yabunaka a lui annoncé que les récents événements au Tibet n'  affecteraient pas la visite prévue ce printemps au Japon du  président chinois Hu Jintao. 

     Le ministre letton des Affaires étrangères Maris Riekstins a de son côté redit l'appartenance du Tibet à la Chine, jugeant que les récentes émeutes menaçaient la stabilité sociale du pays.  

     Dans un communiqué, le Conseil pour la Promotion de la  Réunification pacifique de la Chine en Nouvelle-Zélande a condamné les violences à Lhassa, estimant impossible que le Dalaï Lama et  ses partisans séparent le Tibet de la Chine.  

 
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