PARIS, 16 mars (Xinhua) --
La gauche est sortie vainqueur des élections municipales en France, dont
le second tour a eu lieu dimanche, en gagant de grandes villes comme
Paris, Lyon, Toulouse, Rouen, Lille, alors que la droite a pu garder
notamment Marseille et Bordeaux.
A Paris, le maire sortant le socialiste Bertrand
Delanoë est donné vainqueur dès le premier tour et il a proclamé sa
victoire dimanche soir à l'issue du second tour.
Les socialistes avaient gagné des villes comme Lyon,
Rouen et Nantes dès le premier tour dimanche dernier, alors que l'ancien
Premier ministre Alain Juppé de l'Union pour un mouvement populaire
(UMP, droite) a été réélu maire de Bordeaux à l'issue du premier tour, avec
un score confortable de plus de 56%. A Marseilles, le maire sortant de
l'UMP Jean-Claude Gaudin a annoncé dimanche soir sa victoire contre le
socialiste Jean-Noël Guérini au second tour, après un premier tour
serré.
(Photo: Xinhua/AFP)
La gauche a gagné au second tour des villes comme
Lille, Strasbourg, Brest, Belfort et Angers, alors que la droite a gagné
notamment Calais, Le Havre, Orléans, Vannes, Moulins et Beauvais,
selon l'AFP.
Au niveau national, la gauche remporte 49,5% contre
47,5% à la droite et 3% pour les "autres" listes, selon un sondage
CSA-Dexia, portant sur les villes de plus de 3.500 habitants.
Selon les premières estimations des instituts de
sondage, le taux de participation était d'environ 65% au second tour. Des
spécialistes ont évoqué un niveau record d'abstention qui a coûté
cher à la droite.
(Photo: Xinhua/AFP)
Le secrétaire national du Parti socialiste François
Hollande s'est félicité dimanche soir des victoires "au-delà des
objectifs" et a affirmé que le président Nicolas Sarkozy devrait "corriger
la politique qu'il a conduite".
Le Premier ministre François Fillon a noté quant à
lui que " chaque commune présentent des spécificités et il est donc malvenu
de tirer de ce scrutin des leçons nationales".
Jean-François Copé, président du groupe UMP à
l'Assemblée nationale, a parlé d'un "soir de défaite".
"Une défaite, neuf mois après la présidentielle,
c'est aussi la conjugaison des impatients et des mécontents. Les impatients
sont plutôt à droite, les mécontents sont plutôt à gauche", a-t-il
dit.