LHASA, 16 mars (Xinhua) -- Un leader religieux de la
région autonome du Tibet (sud-ouest de la Chine) et des Tibétains locaux
ont critiqué les violences qui ont nui vendredi à l'ordre religieux
et à la paix à Lhasa.
"Une poignée de moines n'ont pas étudié les textes
sacrés, n'ont pas suivi notre code religieux mais se sont fait l'écho de
la clique du dalaï lama dans ses efforts de division visant à
saboter la stabilité au Tibet et à détruire l'ordre du bouddhisme
tibétain", a dit dimanche Dazhag Dainzin Geleg, vice-président de la
branche tibétaine de l'Association des bouddhistes de Chine.
"Ce qu'ils ont fait a porté atteinte aux intérêts
fondamentaux des milieux religieux et de leurs croyants. Nous nous y
opposons fermement", a-t-il dit.
L'éruption de violence a brisé vendredi le calme à
Lhasa. Selon les sources du gouvernement local samedi, au moins 10
personnes ont été tuées, pour la plupart des civils morts brûlés. La
police de Lhasa a secouru plus de 580 personnes dont trois touristes
japonais lors des violences.
Tubdain, un habitant local, a dit avoit vu une fille
vêtue de vêtements rouges qui semblait être une Chinoise de l'ethnie han,
poursuivie et frappée par six personnes sur la route de Duosenge
dans le centre-ville.
Qiangba Puncog, président du gouvernement de la
région autonome du Tibet, actuellement à Beijing pour participer à la
session parlementaire, a condamné samedi les violences, disant qu'elles
avaient été "organisées et préméditées" par la clique du dalaï
lama.
"Leur tentative séparatiste
échouera. L'aspiration commune de la population tibétaine est de maintenir
l'unité nationale, la solidarité ethnique et l'harmonie sociale", a-t-il
conclu.