KINSHASA, 15 mars (Xinhua ) -- Le président de
l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Vital
Kamerhe a déploré samedi les événemnts sanglants du Bas-Congo ( oust)
et condamné les auteurs de ces tragédies, à l'occasion de l'ouverture de
la session ordinaire de mars de la chambre basse du parlement
congolais.
Il a souligné dans son discours que « L'Etat demeure
et doit demeurer » au-dessus de tout le monde, parlant de ces événemnts
attribués aux adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia
Kongo (BDK).
« Seul l'Etat doit avoir l'usage des Forces armées
de la RDC et de la police nationale », a-t-il indiqué, insistant sur le
fait que personne, même pas un député », en peut avoir sa milice, ni
se substituer aux agents de l'Etat, les cours et tribunaux.
Le président de l'Assemblée nationale a précisé que
la présente session se penchera en priorité sur des textes de loi destinés
à parachever l'organisation du pouvoir judiciaire en RDC, tel que
prévu dans la Constitution.
Il s'agit des projets ou propositions de loi
organique portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour
constitutionnelle, de la Cour de cassation et le Conseil d'Etat,
ainsi que les projets de loi organique portant organisation,
fonctionnement, compétence des juridictions d'ordre administratif.
L'Assemblée nationale, issue des élections
législatives de 2006, a été installée en janvier 2007.
Depuis fin février, au moins 25 personnes ont
été tuées dans les conflits entre la polices et les adeptes du BDK dans
la province du Bas-Congo.