LIBREVILLE, 14 mars (Xinhua) -- La Société d'énergie
et d'eau du Gabon (SEEG) a enregistré pour la première fois depuis sa
privatisation en 1997 sa plus lourde perte : 6 milliards de FCFA
pour l'exercice 2007, a rapporté vendredi la presse locale.
Cette perte est consécutive à une insuffisance de
production d'électricité qui a été marquée par de graves délestages dans
la capitale gabonaise entre février et mars 2007. Un déficit de
pluie aurait provoqué une baisse du niveau d'eau dans les barrages
hydroélectriques de Kinguélé et Tchimbélé où l'entreprise produit
l'énergie nécessaire pour la capitale gabonaise.
Filiale du groupe français Véolia, la SEEG a dans
l'urgence investie d'importantes sommes d'argent pour l'acquisition des
groupes électrogènes qui assurent actuellement la fourniture
d'électricité à Libreville et ses environs.
Selon un récent conseil d'administration tenu à
Libreville, la SEEG a investi 50 milliards de FCFA en 2007 contre 23
milliards de FCFA en 2006.
L'espoir de l'entreprise repose sur la mise en
service attendue d'une centrale fonctionnant avec du gaz. L'entreprise
aurait investi 20 milliards de FCFA pour adapter ses équipements à cette
source d'énergie. Le gaz proviendrait de Port-Gentil, capitale
économique et la cité pétrolière où il est produit par la société
Perenco.
Créée en 1950, la SEEG, ancienne
entreprise étatique a été rachetée par le Français Véolia (51%). Des
personnes morales détiennent 26,3% du capital alors que 22,7% sont détenus
par des personnes physiques.