BEYROUTH, 14 mars (Xinhua) -- Le bloc parlementaire
majoritaire de l'Assemblée nationale libanaise, connu sous le nom des
"Forces du 14 mars", a appelé vendredi à la normalisation des relations
libanaises avec la Syrie.
Il est nécessaire de "tourner l'ancienne page et
normaliser les relations avec la Syrie", a souligné le bloc dans un
document publié lors de la conférence du "Printemps 2008".
En même temps, les "Forces du 14 mars" ont demandé à
la Syrie de reconnaître l'indépendance libanaise et de respecter sa
souveraineté par l'ouverture réciproque d'ambassades et de la
démaracation des frontières, selon le document.
Tout en appelant la Syrie à cesser de prendre le
Liban pour " une région" syrienne, le bloc pro-occidental a réaffirmé son
adhésion à l'initiative arabe sur la résolution de la crise
libanaise et l'accord de Taëf de 1989, qui a frayé la voie pour
la fin la guerre civile libanaise de 1975 à 1990.
Les "Forces du 14 mars" sont en désaccord avec la
Syrie depuis le 14 février 2005, date à laquelle l'ancien Premier ministre
libanais Rafic Hariri a été assassiné avec 22 autres personnes dans
un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.
Bien que la Syrie ait démenti toute implication dans
le meurtre de M. Hariri, elle a été forcée de retirer ses forces du Liban
après l'assassinat, mettant un terme à sa présence militaire dans le
pays du Cèdre depuis plusieurs décennies.
Les "Forces du 14 mars" soutenues par l'Occident et
l'opposition libanaise appuyée par le groupe chiite du Hezbollah
s'enlisent dans la crise politique provoquée par l'expiration du
mandat présidentiel de Emile Lahoud, qui a démissionné le 24
novembre 2007. Les deux parties n'ont pas trouvé d'accord pour élire
un nouveau président depuis.
L'initiative arabe destinée à résoudre
la crise libanaise appelle à l'élection du chef de l'armée libanaise,
le général Michel Sleimane, à la présidence, à la
formation d'un gouvernement d'union nationale et à l'adoption d'une
nouvelle loi électorale.