WASHINGTON, 12 mars (Xinhua) -- L'Agence américaine
de protection de l'environnement (EPA) a annoncé mercredi des
normes plus strictes sur la qualité de l'air en fixant une limite à un
niveau moins élevé sur la teneur en ozone, qui résulte surtout de la
pollution industrielle et automobile, afin de protéger la santé humaine et
l'environnement.
Il s'agit de la première révision depuis dix ans de
l'EPA des normes sur l'ozone, principal composant d'un dense brouillard et
de fumées.
En vertu des nouvelles normes, la teneur maximum
autorisée de l'ozone dans l'air s'élève désormais à 75 unités par milliard
en volume (PPBV), soit une réduction par rapport aux 80-84 parts
actuelles.
Avec ces nouvelles règles fédérales, 345 comtés à
travers le pays ne respectent dorénavant plus ces normes, soit environ
quatre fois plus qu'au temps des anciennes règles alors en vigueur.
"Bien que les normes signées par moi-même
aujourd'hui soient strictes, nous sommes responsables de réviser et
d'améliorer l'Acte de l'air propre pour assurer que les promesses écrites
doivent se transformer en air plus propre", a indiqué
l'administrateur de l'EPA Stephen L. Johnson dans un communiqué
affiché sur le site Internet officiel de l'insitution.
Une analyse montre que les frais de mise en oeuvre
au niveau national des nouvelles normes varieront entre 7,6 milliards de
dollars (MDS USD) et 8,5 MDS USD.
Pourtant, les avantages pour la santé humaine sont
plus importants que les frais de la mise en application de ces
nouvelles normes, a estimé l'EPA dans un communiqué.
L'ozone peut avoir des conséquences néfastes sur
les poumons et en particulier sur les personnes souffrant d'asthme ou
d'autres maladies pulmonaires, ainsi que celles qui passent beaucoup de
temps à l'extérieur, comme les enfants. L'exposition à l'ozone peut
aggraver l'asthme, faire augmenter la prise de médicaments et les besoins
de consultater les service d'urgence et agrandir la sensibilité
aux infections respiratoires.