PARIS,
12 mars (Xinhua) -- Le dernier poilu de la Grande guerre, Lazare
Ponticelli, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi la
présidence française.
(Photo: Xinhua/AFP)
Dans un communique de l'Elysée,
le président français Nicolas Sarkozy a exprimé "la profonde émotion et
l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparait Lazare
Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première
Guerre mondiale".
(Photo: Xinhua/AFP)
"Je salue l'enfant italien venu à Paris pour gagner
sa vie et qui choisit de devenir Français, une première fois en août 1914,
lorsque, trichant sur son âge, il s'engagea à 16 ans dans la Légion
étrangère pour défendre sa patrie d'adoption. Une deuxième fois en 1921,
lorsqu'il décida de s'y établir définitivement", a ajouté M.
Sarkozy.
Selon l'Elysée, Lazare Ponticelli, qui vivait au
Kremlin- Bicêtre près de Paris, avait dans un premier temps refusé l'idée
d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le
gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux
qui sont morts, hommes et femmes" pendant la Première Guerre
mondiale.
Pour sa part, le Premier ministre français François
Fillon a appelé mercredi à ne "jamais oublier le courage inouï et le
message si grave des poilus" à la suite de l'annonce du décès du
dernier d'entre eux, Lazare Ponticelli.
L'ultime survivant des combattants français de la
Première Guerre Mondiale représentait "une génération qui a donné ses
vingt ans pour la France", a souligné M. Fillon dans un communiqué
exprimant sa "profonde émotion".
Selon M. Fillon, "avec la mort de son dernier poilu,
la France tourne une page immense de son histoire". "La
disparition de cet homme d'honneur et de courage nous confronte à nos
propres responsabilités. Elle ravive en nous la profonde reconnaissance
due à ceux qui ont tant donné pour défendre notre nation et ses
idéaux", a indiqué le Premier ministre.
Le secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants,
Alain Marleix a annoncé le même jour qu'un hommage national sera rendu
lundi matin aux Invalides à Lazare Ponticelli, ce dernier "poilu" de
la Grande guerres.
Selon M. Marleix, cette cérémonie nationale,
en présence notamment du président Nicolas Sarkozy, répondra au souhait de
M. Ponticelli, qui voulait " qu'au-delà de sa personne, on
rende hommage à toutes le victimes civiles et militaires de la
Grande guerre, en particulier les femmes qui ont joué un rôle
majeur".