LOME, 12 mars (Xinhua) -- Le secteur du transport et
de la navigation aérienne au Togo est confronté à certain nombre de
problèmes auxquels ont décidé de s'attaquer le ministre des Travaux
publics, Célestin Ekpawo Talaki, les responsables de la SALT (aviation
civile) et ceux de l'Agence Nationale de l'Aviation civile et de la
Météorologie nationale, a-t-on appris mercredi sur le site internet
republicoftogo.com.
Il y a d'abord la question relative au recrutement
et à la formation du personnel pour les services de l'aviation civile et
de la météo.
S'agissant du contrôle de l'espace aérien togolais,
il est actuellement géré par l'ASECNA depuis le Ghana. Des discussions
sont en cours pour que le Togo gère son propre espace en coopération
avec l'Agence de navigation africaine.
Les autorités souhaitent que le deuxième aéroport du
pays, situé à Niamtougou (nord) passe sous le contrôle de l'ASECNA, ce
qui n'est pas le cas actuellement.
Pour la SALT, la préoccupation est aussi de trouver
un site permettant la construction d'un nouvel aéroport à Lomé. Une
mission de longue haleine. Dans l'intervalle, il est envisagé la
rénovation et l'extension de l'aéroport international Gnassingbé
Eyasdema de Lomé et la destruction de toutes les batisses
anarchiques construites à proximité de la piste. Une menace en terme
de sécurité et un risque pour les avions en approche.
La SALT recommande également la création d'un corps
spécifique aux aéroports; une police de l'air à l'instar de ce qui se fait
ailleurs dans le monde.
L'aéroport de Lomé est réputé pour le respect strict
des mesures de sécurité recommandées par les instances
internationales : installations sûres, avions sécurisés, utilisation du
rayon X pour fouiller les bagages et les passagers, ont fait remarquer
des observateurs locaux.
L'époque ou les passagers pouvaient circuler
librement sur le tarmac est bien révolue.
Une dizaine de compagnies
régionales et internationales desservent le Togo.