VIENNE, 10 mars (Xinhua) -- L'Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a proposé d'adopter une
approche multilatérale et d'accorder davantage d'importance aux questions
de santé afin de contrôler davantage la consommation de stupéfiants,
selon un communiqué de l'agence publié lundi à Vienne.
"Le contrôle des stupéfiants pâtit d'un problème
d'image: trop de crimes liés à la drogue, trop de gens en prison, et trop
peu dans les services de soins, trop peu de ressources pour les
traitements préventifs et la réhabilitation, trop d'éradication
de cultures, et pas assez d'éradication de la pauvreté", a affirmé
Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l'ONUDC, devant la 51ème
session de la Commission des stupéfiants des Nations Unies,
Il a toutefois relevé les avancées qui ont été
réalisées, notamment la réduction drastique des cultures d'opium dans le
monde (à l'exception de l'Afghanistan) et la consommation des
stupéfiants "limitée" à 5% de la population adulte mondiale, contre
5 à 6 fois plus pour le tabac et l'alcool.
Il y a davantage de personnes touchées par le
VIH/SIDA que de grands consommateurs de drogues - 25 millions, soit moins
de 0,5% de la population mondiale, a indiqué Antonio Maria Costa.
Le directeur de l'ONUDC a exhorté les pays à
s'engager en faveur de la prévention et des traitements.
"L'éradication de la pauvreté doit aller de
pair avec l'éradication des cultures de la drogue", a-t-il affirmé
en appelant à soutenir les pays qui doivent faire face au trafic
de stupéfiants.